Frédéric 的个人资料Fred est dans la place照片日志列表 工具 帮助

日志


11月19日

Blackstone rachète un groupe de surgelés pour 1,3 milliard de dollars

La société d'investissement s'offre Birds Eye pour 1,3 milliard de dollars et fait la preuve de sa solidité financière.

Blackstone sur tous les fronts. Via sa filiale Pinnacle Foods, la société de "private equity" va racheter le groupe de surgelés Birds Eye pour 1,3 milliard de dollars. L'opération n'a pas encore été confirmée officiellement, mais déjà il se murmure qu'il s'agirait d'une offre tout en numéraire.

Pinacle Foods ajoute ainsi une marque de premier plan à sa collection. Acquise en 2007 par Blackstone pour plus de 2 milliards de dollars, la société est spécialiste des plats préparés et se réjouit d'avoir une occasion de se diversifier avec les rachat de Birds Eye.

De son côté, la spécialiste du surgelée est détenue à 40% par le fonds de "private equity" Vestar Capital. Le mois dernier, il avait émis l'idée d'introduire une partie de son capital en Bourse, afin de lever jusqu'à 350 millions de dollars.

Communiqué de presse (PDF): http://www.blackstone.com/news/press_releases%5C11-19-2009.pdf

11月18日

3i reconstitue son trésor de guerre pour profiter d'une éventuelle reprise

La société a fait fondre sa dette et poursuivi la cession d’actifs non stratégiques. La prudence reste de mise sur les investissements.

Le succès de l’augmentation de capital de 3i cet été a permis à la plus importante société de private equity européenne cotée d’assainir son profil financier face aux aléas de la crise. L’opération de 732 millions de livres a en effet participé activement à une réduction de 1,9 milliard à 854 millions de l’endettement net au cours du premier semestre de l’exercice fiscal, à fin septembre, correspondant à un plongeon de 103 à 31% du ratio de dette sur fonds propres. A fin 2007, ce gearing s’établissait à 40%.

Mais 3i a également confirmé sa politique active de cessions. Les désengagements se sont élevés à 507 millions de livres sur six mois, soit le tiers du portefeuille identifié comme non stratégique. Des accords ont été signés pour la cession de 16% supplémentaires de ces actifs. Le rythme des investissements a en parallèle poursuivi sa décrue, à 190 millions contre 668 et 300 millions pour les deux semestres précédents.

Qui plus est, la valorisation des actifs s'est appréciée de 7,8%, contre des replis de 1,3 et 35,4% au cours des deux semestres précédents. Encore la performance à fin septembre 2009 a-t-elle été écornée par celle du portefeuille de participations non stratégiques (-7%), celle du pôle infrastructures s’établissant en parallèle à 15%.
Dès lors, 3i se targue de disposer d’un trésor de guerre de près de 2 milliard de livres, le double de celui affiché à fin mars, incluant des lignes de crédit non sollicitées pour 286 millions.

Si «3i est parée pour le retournement», comme l’assure son directeur général Michael Queen, la société reste prudente. L’environnement macroéconomique demeure fragile dans bien des pays, invitant à maintenir la priorité sur la gestion des coûts. Seules la Chine et l’Inde montrent des «signes clairs» de redressement, l’Asie étant la zone la plus susceptible d’offrir des opportunités sur le terrain de chasse privilégié de 3i, les opérations de taille moyenne. Ailleurs, le climat devrait «rester délicat pendant un certain temps». Pour le dirigeant, l’évolution de l’«économie réelle» ne justifie donc en rien le récent rebond boursier.

Michael Queen n’a par ailleurs pas manqué hier de mettre en garde les autorités, particulièrement européennes, contre l’intérêt, certes «légitime», qu’elles portent au renforcement de la régulation d’un secteur qui soutient le développement des entreprises.

La Chine s'ouvre aux levées de fonds des capital-investisseurs étrangers

Des changements réglementaires permettent aux gérants occidentaux de créer des fonds en yuans dédiés à des investissements chinois.

CLSA, First Eastern, Blackstone, Prax Capital, Carlyle, KKR, Macquarie... Cet été, une dizaine de sociétés de capital-investissement ont annoncé vouloir lever en Chine des fonds de plusieurs milliards libellés en « renminbis ». Ces structures, dont la plupart détenaient déjà d’importants fonds « Asie » libellés en dollars, profitent de modifications réglementaires - « intervenues entre décembre 2008 et août 2009 dans quatre provinces tests », détaille Paul-Emmanuel Benachi, avocat du cabinet Lefèvre Pelletier & Associés en Chine - qui leur permettent de lever ainsi les premiers fonds en devises chinoises dédiés exclusivement à des investissements en Chine.

Autorisations régionales

« Cette idée a été défendue l’an dernier par tous les membres de la China Venture Capital Association (CVCA) afin de développer l’activité »
, explique Mingpo Cai, président du fonds franco-chinois Cathay Capital (70 millions d’euros dédiés aux opérations transfrontalières entre les deux pays). « Nombre de points restent incertains, mais plusieurs sociétés de capital-investissement ont saisi l’occasion pour communiquer sur leurs projets dans le pays, alors qu’il est difficile aujourd’hui de lever des fonds à l’international », ajoute Gaël de Barmon, président de Natixis PE Asia, qui a investi plus de 130 millions d’euros en dix ans dans 34 sociétés chinoises et taïwanaises, la plupart cédées avec succès avant la fin de la « bulle ». « Jusqu’en 2007, la Chine s’est ouverte progressivement aux investisseurs étrangers. Puis la crise a amené les autorités à donner la priorité aux investisseurs domestiques et donc à resserrer le contrôle des changes, les quotas d’actions cotées chinoises et les possibilités d’investissement sur des entreprises chinoises non cotées », explique aussi Marc Samuel, directeur général adjoint de LCF Edmond de Rothschild, la banque privée présente en Chine depuis 1998 (et depuis peu avec un fonds visant 100 millions d’euros).

L’Etat a désormais compris que les initiatives locales étaient trop limitées : quelques dizaines de petits fonds et peu de grands acteurs comme Hony Capital (filiale de Legend Holdings, 2,8 milliards de dollars sous gestion) ou CDH Investments (3 milliards de dollars) ; alors que la Chine a besoin de fonds propres pour développer ses nombreuses PME, voire pour cofinancer des infrastructures.

L’administration permet donc aujourd’hui aux autorités régionales - en concurrence sur ce point - d’agréer des sociétés de gestion détenues en majorité (et non plus à 50 % maximum) par des étrangers. Les grands gérants internationaux négocient donc ces licences, à l’instar de Blackstone qui a signé un accord pour lever et investir le Blackstone Zhonghua Development Investment Fund (5 milliards de yuans espérés, 730 millions de dollars) dans la région de Shanghai-Pudong.

Avec plusieurs avantages : « D’abord solliciter plus facilement les investisseurs chinois, institutionnels ou privés », rappelle Mingpo Cai. « Ensuite, saisir plus rapidement des opportunités d’investissement (avec moins de contraintes administratives) ou de sortie sur un marché domestique qui s’est bien développé », complète Gaël de Barmon, en évoquant des entreprises cibles à plus de 30 % de croissance annuelle qui attirent même les grands fonds de LBO (leveraged buy-out), reconvertis au capital-développement. En effet, avec de telles croissances, les jeunes entrepreneurs chinois ne sont pas encore dans une logique de transmission...

Et les fonds américains n’ont jamais eu un accès facile aux grandes entreprises chinoises, dont le statut de « state-owned enterprise » (SOE) les protège de rachats majoritaires.

Sorties en Bourse

Cette nouvelle donne va permettre d’investir en yuans dans des entreprises locales « et donc de les introduire plus facilement en Bourse à terme, et sans contrainte de conversion, à Shanghai ou à Shenzen, et non plus obligatoirement à Hong-Kong », note Paul-Emmanuel Benachi.

Les gérants occidentaux ainsi agréés ne devraient pas non plus avoir de mal, une fois validée fiscalement la notion de « partnership » (« indirect pure renminbi fund »), à remonter, après avis des commissions de change, leur part des plus-values (« carried interest ») à leur maison mère, puisque le reste des plus-values reviendra aux investisseurs chinois qui ainsi profiteront de leur savoir-faire. « Contrairement aux licences, que beaucoup devraient obtenir, le plus difficile sera de lever ces fonds car, au-delà des institutions, il faudra cibler des personnes privées », conclut Marc Samuel chez LCF Edmond de Rothschild qui, grâce à ses réseaux en Chine, dont celui de Bank of China, travaille à un projet de fonds renminbi de taille au moins équivalente à son fonds en euros.

marché chinois du pe

Les porteurs d'obligations réclament une meilleure protection

La mise en œuvre d’une garantie de valeur faciale des titres en cas de LBO s’impose outre-Atlantique comme une condition au succès du placement.

Les rachats avec effet de levier (LBO) n’ont pas bonne presse. Particulièrement auprès des porteurs d’obligations des sociétés concernées du fait des dommages qu’ils occasionnent au sein des bilans, passant souvent par une réaction sévère de la part des agences de notation. Les détenteurs des titres émis par TXU pour 3,5 milliards de dollars en novembre 2004 auraient par exemple perdu un milliard au cours des deux dernières années depuis le rachat du groupe par KKR et TPG. La notation a dans l’intervalle dégringolé de «BBB- » à «CC».

En attendant le retour en grâce des LBO, sur fond de hausse des marchés actions, de repli des rendements de la dette corporate ou de renouveau des crédits bancaires, les investisseurs obligataires veulent désormais mieux se prémunir contre les effets indésirables de telles opérations. Pour ce faire, ils exigent toujours plus fréquemment que les caractéristiques d’une émission comportent une garantie sur la valeur faciale de leurs titres (poison puts) en cas de changement de contrôle. L'option permet au porteur de dette de se faire racheter ses titres à 101% du pair.

Cette année, selon des données rassemblées par Bloomberg, plus de la moitié des sociétés industrielles américaines ayant réalisé une émission notées dans les trois derniers crans de la catégorie investisseurs ont ainsi offert cette option aux souscripteurs. Même Blackstone a cédé à la tentation en offrant une protection contre le changement de contrôle à l’occasion de sa toute première émission obligataire cet été. La vogue des poison puts a fait ses débuts fin 2006, où elle a concerné 8% des émissions en catégorie investisseurs contre moins de 2% pour l’ensemble de l’année 2005.

Si la présence d’une clause de garantie accroît le coût d’une acquisition car elle impose au prétendant de débourser immédiatement davantage de liquidités, l’initiative est souvent considérée comme indispensable au succès d’une émission obligataire. Mieux, les investisseurs sont bien souvent disposés à abandonner jusqu'à 50 points de base de rendement en échange d’un tel garde-fou, avance Tom Murphy, gérant chez Riversource Investment cité Bloomberg. Reste à savoir s'ils continueront à se montrer aussi exigeants et à accorder une réelle valeur à ces clauses, dans le contexte actuel d'euphorie du marché obligataire.

émissions attendues sur les crédits

Permira se renforce à Paris

Jean-Marc Espalioux devient conseil du fonds de LBO paneuropéen, dont le bureau parisien regroupe désormais quatre professionnels

Recherche de proximité et de seniorité.» Ce sont deux des arguments qui ont motivé, dès le printemps, la décision de Permira de renforcer son bureau à Paris, historiquement l’un des moins développés, en comparaison de Londres, Francfort ou Milan, par le gérant de private equity né du rapprochement des sociétés de gestion sponsorisées par Schroders.

Jean-Marc Espalioux, ex-président du groupe Accor, encore administrateur de Veolia ou Air France-KLM, et qui restera président de la Financière Agache Private Equity (groupe Arnault), est le recrutement le plus spectaculaire de par son expérience. Il devient «senior advisor» du fonds et de l’équipe parisienne dont Benoit Vauchy, spécialiste en financements et technologies chez Permira à Londres depuis 2006, prend la direction en remplacement de Philippe Robert. Celui-ci a annoncé son retrait du partnership en fin d’année. L’équipe se renforce aussi avec l’arrivée de Simon Marc, en provenance de Candover, et d’Alexandre Margoline, spécialiste TMT chez Permira à Londres depuis 2007.

«Notre décision part du double constat que c’est le bon moment d’investir et que les entreprises françaises ont globalement moins souffert», explique Benoit Vauchy. Le dirigeant confirme que le ticket moyen investi par le fonds restera identique, de 200 à 800 millions d’euros, mais pourra l’être désormais en equity seulement ou dans le cadre de partenariats avec des industriels, comme en février dans les décodeurs NDS avec News Corp.

La société avait décidé l’hiver dernier, notamment face aux difficultés de son principal investisseur SVG Capital, de réduire la taille de son fonds Permira IV, de 11,1 à 9,6 milliards d’euros, dont 40% restent à investir. Elle a depuis repris ses transactions comme avec le retrait de la cote (public-to-private) confirmé hier à Londres sur la société d’assurances complémentaires Just Retirement, pour environ 260 millions de livres après renforcement des fonds propres. L’unique participation de Permira en France, Provimi, fait également l’objet d’un retrait de la cote aujourd’hui suite aux rachats de minoritaires.

«Le portefeuille se porte globalement bien», indique Benoit Vauchy, avec des sociétés plutôt défensives qui voient leur Ebitda plutôt progresser (sauf pour BorsodChem et Valentino) et pourraient faire l’objet de sorties en 2010, par exemple en Bourse pour TDC ou New Look.

11月16日

Les fonds commencent à organiser la cession de leurs participations

Si les projets d'IPO refont surface, les groupes de « private equity » privilégient encore les industriels pour vendre leurs actifsUn temps bloquées dans le sillage de la crise, faute d’ajustement de prix entre offre et demande, les cessions de participation des fonds d’investissement opèrent un redémarrage. En fin de semaine passée, deux opérations de taille ont ainsi été annoncées. Les fonds Blackstone et Lion Capital ont finalisé la cession, auprès de l’industriel japonais Suntory, du groupe Orangina Schweppes. La société, qui avait été acquise par les deux fonds en 2006 pour 1,85 milliard d’euros, aurait été cédée à quelque 2,6 milliards d’euros selon Bloomberg évoquant des sources proches du dossier.

BC Partners et Apollo Management ont parallèlement annoncé la cession du câblo-opérateur allemand Unitymedia (pour lequel une introduction en Bourse avait été étudiée) à son concurrent Liberty Global, contrôlé par le milliardaire John Malone. Le montant de l’opération s’élève à environ 2 milliards d’euros, auxquels s’ajoute une reprise de dettes de 1,5 milliard. BC Partners and Apollo avaient acquis Unitymedia en 2003 pour 1,5 milliard d’euros.

Ces deux opérations reflètent la tendance qui émerge dans le capital investissement, où les fonds privilégient encore les sorties industrielles face à la prudence du marché sur les IPO. Le troisième type de sorties, à savoir les cessions à d’autres fonds d’investissement, reste rare. En France, au premier semestre 2009, les cessions industrielles représentaient 42% du montant des sorties, contre 21% pour les cessions de titres déjà cotés et 10% pour les sorties secondaires, selon les données de l’Afic (Association française des investisseurs en capital).

Au cours des tout derniers mois, la liste des cessions industrielles s’est allongée. Warburg Pincus, qui détenait Easycash depuis fin 2006, a cédé le groupe technologique à la société de terminaux électroniques Ingenico pour 290 millions d’euros. Sodexo a racheté Confort Keeper aux fonds américains Allied Capital et Webseter Capital, actionnaires depuis juillet 2007, tandis qu’Alcatel Lucent a mis la main sur Velocix, start-up technologique britannique dans laquelle plusieurs financiers, tels que 3i, avaient investi en 2003. One Equity Partners, fonds d’investissement de JPMorgan Chase, a cédé le contrôle de la société américaine Emcon Technologies au français Faurecia, filiale de PSA Peugeot Citroën.

11月6日

Plus gros LBO de l'année avec IMS Health

Le groupe américain IMS Heatlh, fournisseur mondial de services et de données aux industries pharmaceutiques et des soins de santé est racheté par des fonds américains pour 5,2 milliards de dollars, dette comprise.

Des fonds d'investissements nord-américains vont racheter le groupe américain IMS Heatlh, fournisseur mondial de services et de données aux industries pharmaceutiques et des soins de santé pour 5,2 milliards de dollars, dette comprise.

Il s'agit du plus gros LBO (leveraged buy out, rachat d'entreprise par endettement avec effet de levier) de l'année.

Il est mené par le fonds d'investissement TPG Capital (Texas Pacific group)  et par l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada (RPC), financés en partie par des filiales de la grande banque américaine d'investissement Goldman Sachs.

A 22 dollars en numéraire par action,  l'opération offre une prime de 50% par rapport au cour de clôture du titre le 16 octobre dernier, avant que ne commencent à circuler des rumeurs de rachat.

11月4日

Les banques françaises optimistes sur le risque LBO

Estimant avoir investi sur les meilleures opérations, elles retardent au maximum leurs provisions sur les risques de défauts.

Près de 12 % de défaillances au premier semestre sur les crédits syndiqués suivis par Standard & Poor’s en Europe, un probable pic autour de 15 % au second semestre, un prix moyen des actifs sur le marché secondaire régulièrement au-dessous de 85 % de la valeur des prêts au pair. S'il n’y a pas de « risque systémique », la dette liée aux LBO (leveraged buy-out) n’est pas la plus sûre qui soit.

« Avec 15 % de défauts anticipés à un an, soit 25 % à 30 % sur l’échantillon étudié à cinq ans, et un taux de recouvrement raisonnable de 60 %, les banques européennes doivent provisionner environ 10 % de leur encours en LBO », estime un analyste, évaluant cet encours autour de 40 milliards d’euros pour les établissements de crédit français (sur 300 milliards en Europe), dont plus de 20 milliards avec des risques de pertes potentielles. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, affirmait fin juin que « les effets dits de ‘second tour’ de la crise pourraient fragiliser les engagements bancaires sur les financements LBO ».

Approches divergentes

Les banques françaises cotées, qui affirment à chaque résultat que leurs risques sont limités, se refusent à plus de précisions sur ce sujet. Des précisions qui seraient utiles, d’abord parce que, en l’absence de définition uniforme, ces banques mettent chacune des éléments différents dans la catégorie « prêts LBO » : qui seulement des opérations avec un fonds majoritaire ou une holding de financement, qui des opérations avec un niveau de levier important, ce qui peut inclure des acquisitions corporate ou dans les infrastructures, par exemple dans les télécoms chez BNP Paribas. D’où aussi une difficulté générale à donner plus de détails sur les provisions passées.

D’autre part, les banques de financement françaises, qui conservaient habituellement 10% à 15% de leur part d’arrangement dans un prêt LBO*, ont fini par transférer ces crédits dans leurs livres (du « trading book » vers le « banking book ») et éviter ainsi, malgré des dépréciations lors du transfert, de nouvelles décotes liées aux valorisations de marché. A contrario des anglo-saxonnes qui, attirées par les commissions d’arrangement et distribution, n’ont que rarement monté ces prêts « à effet de levier » dans le but de les conserver jusqu’à leur terme, et ont décoté, tôt dans la crise, leur portefeuille (de 50 % pour Goldman Sachs).
Enfin, l’analyse nécessite de distinguer les provisions « collectives », passées sur la classe d’actifs par « précaution », et les provisions « spécifiques », passées sur un dossier dès lors qu’il y a un risque avéré, avec un « défaut contractuel » grave ou un « défaut de remboursement », d’autant plus précises qu’elles ouvrent une déduction fiscale.

Certains évaluent que BNP Paribas a dû, sur 1 milliard d’euros de provisions globales annoncées, couvrir pour au moins 600 millions des LBO compliqués comme Monier, Mateirs, Diana Ingrédients ou Régie Linge. Il ne resterait plus que 400 millions de « provision collective » pour environ 6 milliards d’euros de plus petites dettes...

Crédit Agricole, avec 447 millions d’euros de « provision collective », fait aussi partie des optimistes, bien que sa banque d’investissement, Calyon, soit impliquée sur quelques opérations à risques comme Monier (avec une participation très réduite) ou Kaufman & Broad. Natixis mêle dans ces provisionnements des prêts immobiliers qui rendent les comparaisons difficiles. Société Générale est finalement la moins exposée, elle qui avait réduit ses financements LBO dès 2006.
Parmi les autres acteurs du marché, notons que RBS, qui a arrangé plus de 20 milliards de prêts de ce type en France entre 2005 et 2007 (dont les opérations à risques Desjonquères, CPI, Diana Ingrédients et Wheelabrator), est engagée dans le « marathon » de l’accompagnement des dossiers qui suit son abandon de l’activité.

Prônant des « efforts partagés », Patrick Sayer, président du directoire d'Eurazeo, avait regretté en juillet que les banques françaises ne fassent pas la lumière sur leurs pertes et leurs bilans en LBO, ce qui freinerait, plus qu’ailleurs, de nouveaux financements. « La situation serait moins problématique si tous les prêteurs avaient les mêmes intérêts : des approches ‘court terme’ faussent les restructurations et détériorent des relations banques-entreprises-fonds qui permettraient d’éviter certains défauts », ajoute Cesar Rodriguez-Montes, responsable des financements structurés chez ING France, qui, peu exposée, est devenue l’une des banques les plus à l’aise pour parler de LBO…

*Le reste était syndiqué auprès d’autres banques, d’investisseurs ou de véhicules de titrisation.

provisions pour prêts LBO

Un pool de dix-huit banques reprend CPI dans le cadre de sa restructuration

CVC et Cognetas, qui avaient pris le contrôle du groupe en 2005 sur la base d’une valeur d’entreprise de 447 millions d’euros, se retirent

CPI, groupe français spécialisé dans l’impression de livres monochromes, passe dans le giron de ses créanciers. Au nombre de dix-huit, ces banques sont notamment emmenées par RBS, qui conserve son rôle d’agent de la dette senior, Fortis, CIBC et HVB. Les fonds CVC Capital Partners et Cognetas, qui avaient en 2005 acquis en LBO le contrôle du groupe sur la base d’une valeur d’entreprise de 447 millions d’euros, se retirent pour un montant négligeable.

Dans le cadre de la restructuration de CPI, qui a mandaté Houlihan Lokey (conseil principal) et Weil, Gotshal & Manges (conseil juridique), la dette bancaire a été divisée par plus de trois. Initialement composée de dette senior, second lien et mezzanine pour un montant de 420 millions d’euros, la dette a ainsi été réduite à 123 millions d’euros et n’intègre plus que de la dette senior. Les créanciers sont conseillés par Lazard et Ashurst sur le plan juridique, tandis que les anciens actionnaires CVC et Cognetas ont mandaté Willkie Farr & Gallagher et Latham & Watkins.

La réduction de dette de CPI a été permise grâce à l’abandon de créances et à l’émission d’ORA (obligations remboursables en actions) au bénéfice des prêteurs seniors pour un montant de 40 millions d’euros. Une ligne de financement revolving d’un montant de 30 millions d’euros a par ailleurs été apportée par la moitié des créanciers. Une ligne flexible de financement de 27,5 millions d’euros sous forme de leasing et d’affacturage est également mise à disposition du groupe. «L’objectif dans ce type d’opération est d’obtenir l’unanimité des parties prenantes. Il s’agit dès lors de proposer une solution flexible intégrant différentes options», indique un professionnel.

Cet accord entre les créanciers et CPI, qui avait tiré la sonnette d’alarme début 2009 en avertissant du non-respect de ses ratios de financement bancaire mis en place en 2005, clôt les négociations menées depuis six mois. Cette restructuration permettra au groupe d’impression, avec une structure financière assainie, de réaliser des investissements notamment dans le domaine technologique. En 2007, une ligne de financement de l’ordre de 70 millions d’euros avait déjà été mise en place pour soutenir le développement de la société.

11月3日

PAI Partners propose de réduire son Fonds 5 de moitié :

Le fonds d'investissement français PAI Partners a officiellement proposé à ses investisseurs de réduire de moitié son "Fonds 5" à 2,7 milliards d'euros et de changer sa gouvernance en leur faveur, déclare à Reuters une source proche du dossier.

Les négociations entre PAI et ses souscripteurs sur la diminution du fonds interviennent après le départ en août du directeur général Dominique Megret qui a déclenché la clause dite de "l'homme clef".

Cette clause interdit à PAI de procéder à de nouveaux investissements avant que ses souscripteurs ne se soient prononcés sur le soutien à la nouvelle équipe dirigeante.

"PAI a envoyé son offre ce soir à ses investisseurs", a indiqué cette source, précisant que la réponse des investisseurs était attendue dans exactement un mois le 3 décembre.

"Il faut 80% des votants pour approuver ou rejeter la proposition, ce n'est pas gagné mais c'est tout à fait jouable", a indiqué la source.

Selon des sources interrogées par Reuters à la mi-octobre le fonds de pension canadien CPP encouragerait d'autres investisseurs à demander une diminution supérieure à 50%.

Si la stratégie multi-sectorielle et pan-européenne du fonds n'est pas remise en question, sa gouvernance a été amendée et PAI ne touchera plus par exemple de commissions de montage pour certaines transactions tandis que les frais de gestion auraient été revus à la baisse.

PAI s'est aussi engagé à améliorer sa communication financière et le seuil d'investisseurs nécessaire à l'ouverture ou à la fermeture d'un fonds passera à 60% contre 80% précédemment, a indiqué la source.

Le "Fonds 5" de PAI a déjà été investi à hauteur de 900 millions d'euros dans Atos Origin et le fabricant de matériaux de construction Xella.

D'autres fonds comme TPG et Permira ont aussi diminué la taille de leurs fonds sous la pression d'investisseurs souhaitant réduire leur exposition au capital investissement.

La multiplication de cas de non respect des covenants bancaires (clauses de rentabilité et de solvabilité) par des entreprises acquises en LBO a échaudé certains investisseurs déjà éprouvés par la crise financière.

PAI a de plus connu un échec retentissant en juillet lorsque le fond a perdu le contrôle du groupe Monier, fabricant de produits de toiture, au profit d'un consortium composé d'Apollo Management , TowerBrook et York Capital.

Wendel envisage à nouveau des acquisitions

Frédéric Lemoine, le nouveau directeur général de Wendel, a confié au "Financial Times", que le groupe recommençait à étudier des acquisitions. "Nous avons déjà examiné quelques occasions et pensons qu'il y en aura plus l'an prochain", a-t-il confié au quotidien financier.

Cependant, le dirigeant précise que les ambitions de la société d'investissements restent limitées. Les acquisitions envisagées se montent à quelques dizaines de millions d'euros, contre plusieurs centaines de millions avant la crise.

L'ancien d'Areva, qui a pris les rênes de Wendel, il y a quelques mois en remplacement de Jean-Bernard Lafonta, compte faire appel aux banques plutôt qu'au marché pour financer ces opérations.

Ce regain d'intérêt pour la croissance externe marque une nouvelle étape dans la stratégie de redressement de Frédéric Lemoine. Propulsé aux commandes de la société d'investissement après une crise de management majeure, le directeur général a fait de la "stabilisation dynamique" sa priorité.

L'allègement de la dette de Wendel a été son principal objectif ces derniers mois. Au "Financial Times", Frédéric Lemoine a déclaré que le niveau d'endettement du groupe était désormais "gérable" et la maturité de la dette (qui a été étendu) lui permettait désormais une certaine flexibilité financière.

La société d'investissements se relance dans la course aux acquisitions, mais ses ambitions restent modestes.

Article du Financial Times: http://www.ft.com/cms/s/0/0aacfaf6-c818-11de-8ba8-00144feab49a.html?nclick_check=1

10月28日

Vers un fonds d'investissement franco-chinois pour les PME

Dans le cadre de la visite à Pékin de Christine Lagarde, la Caisse des dépôts a annoncé un projet de fonds d'investissement franco-chinois dédié aux PME des deux pays. La Chine et la France sont toutes deux en faveur d'un dollar fort, a par ailleurs affirmé le ministre de l'Economie.

La Caisse des dépôts (CDC) a annoncé ce mercredi un projet de fonds d'investissement franco-chinois dédié aux petites et moyennes entreprises des deux pays, dans le cadre d'un accord avec la Banque de développement de Chine. Ce fonds, dont le principe a été annoncé à l'occasion de la visite du ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en Chine, vise à financer les entreprises dont l'activité contribue aux échanges économiques entre les deux pays.

"Les parties s'efforceront de conclure un accord (...) d'ici d'ici la fin de l'année", a indiqué la CDC dans un communiqué.

Selon les informations de l'Agefi, le fonds serait abondé à parité entre le Fonds stratégique d'investissement (FSI), détenu à 51% par la CDC, et la Banque de développement de Chine. Il serait doté, selon l'édition en ligne du journal, de 300 à 400 millions d'euros.

Par ailleurs, la Chine et la France sont toutes deux en faveur d'un dollar fort, a affirmé Christine Lagarde. "Nous partageons avec les autorités chinoises le souhait ardent d'avoir un dollar fort", a insisté le ministre à l'issue d'une journée d'entretiens avec, notamment, le gouverneur de la Banque centrale de Chine Zhou Xiaochuan et le ministre des finances Xie Xuren.

Christine Lagarde, interrogée sur le taux de change du yuan - sous-évalué aux yeux des partenaires commerciaux occidentaux de la Chine - a refusé de faire d'autres commentaires, affirmant qu'il appartenait aux responsables des banques centrales de s'exprimer sur le sujet.

Les trois plus importants responsables économiques de la zone euro ont annoncé récemment leur intention de se rendre d'ici à la fin de l'année en Chine pour tenter de convaincre ce pays d'assouplir sa politique de change. La mission européenne sera composée du président de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances de la zone euro) Jean-Claude Juncker, du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia.

Communiqué de presse de la CDC: http://www.caissedesdepots.fr/actualite/toutes-les-actualites/cooperation-economique-entre-la-banque-de-developpement-de-chine-et-la-caisse-des-depots.html

Les opérations de taille moyenne soutiennent le marché du LBO en Europe

Les transactions inférieures à 100 millions d’euros, au nombre de 21, ont plus que doublé au troisième trimestre. Les montants ont crû de 128 % .
Léger frémissement sur le marché européen des LBO. Après une progression de 70 % entre le premier et le deuxième trimestre, la valeur totale des opérations à effet de levier a crû de 128 % à 7,9 milliards d’euros sur le troisième trimestre 2009, selon le dernier baromètre publié par Incise Media et sponsorisé par la société d’investissement Candover.

Cette tendance à la reprise est largement portée par les opérations de taille moyenne, comprises entre 100 millions et un milliard d’euros selon les critères du baromètre Candover. Ces transactions, au nombre de 21, ont en effet plus que doublé, alors que leurs montants cumulés ont crû de 128% à 4,8 milliards d’euros. Le nombre de petites opérations, inférieures à 100 millions d’euros, a progressé de 47 à 52, et de 13% en valeur.

Alors que les LBO de grande taille se sont révélés inexistants sur le premier semestre, le baromètre Candover n’a recensé au troisième trimestre qu’une seule opération supérieure au milliard d’euros, à savoir la fusion entre le fabricant de chaudière De Dietrich Remeha avec son concurrent Group Baxi Group pour 1,7 milliard d’euros. Le montage s’apparente toutefois plus à une cession industrielle avec réinjection de capitaux de la part des fonds. BC Partners et Electra Partners, actionnaires de Baxi Group, apportent 100 millions d’euros en qualité de minoritaires dans le capital du nouveau groupe, tandis que Remeha Group, maison mère de De Dietrich Remeha, en prend la majorité.

Le sentiment de reprise sur le marché des LBO reste toutefois à relativiser sur plus longue période. Sur un an, la comparaison des opérations de LBO réalisées reflète toujours l’impact de la crise financière, avec des reculs de 65% en volume et de 80% en valeur.

Sur l’ensemble de la chaîne du capital investissement, intégrant le capital risque et le capital développement, les reculs sur un an s’élèvent à 33% en nombre d’opérations et 55% en valeur. Entre les deuxième et troisième trimestres 2009, les opérations conclues pour l’ensemble du secteur, au nombre de 257, ont progressé de 11%. «C’est la première fois que l’on enregistre une croissance consécutivement sur deux trimestres depuis la seconde moitié de l’année 2007», souligne le baromètre Candover. Ces opérations, en montants cumulés, ont plus que doublé à 9,6 milliards d’euros de trimestre à trimestre.

Le marché redevient favorable à une reprise des introductions en Bourse

Des investisseurs restent réticents à Alternext, privilégiant la sécurité de la cotation sur Eurolist, notamment en matière de gouvernance.
Avec seulement 4 introductions à Paris depuis le début de l’année, et 5 millions d’euros levés, le marché peut difficilement tomber plus bas ! Pour autant, la Place parisienne est-elle prête à accueillir de nouvelles valeurs ? Selon Yannick Petit, PDG d’Allegra Finance, les conditions sont réunies. D’une part, les IPO repartent aux Etats-Unis avec 37 opérations depuis le début de l’année (43 en 2008). D’autre part, les marchés actions ont rebondi et la collecte des OPCVM actions en France a repris (+4,7 milliards d’euros sur 12 mois). Enfin, le bas de cycle boursier semble un bon calendrier pour entrer en Bourse.

«Les conditions de marché sont en train de se normaliser, toutefois une décote entre 15 et 20% paraît nécessaire explique Régis Lefort, directeur général de la société de gestion Amplégest. Un bon signe serait des introductions avec levée de fonds et sans cession».

Malgré les mesures de Bercy pour attirer les PME sur Alternext, les réticences demeurent. «Nous avons un impératif de liquidité», rappelle Romain Burnand, gérant chez Moneta AM, jugeant déjà trop faible le seuil du placement privé sur Alternext qui va en plus être abaissé de 5 à 2,5 millions d’euros. «Les introductions sur Alternext ont largement été des échecs, avec un quart de l’échantillon qui a enregistré une baisse supérieure à 60%, poursuit Romain Burnand. Les investisseurs n’ont pas été rémunérés pour le risque pris».

De fait, des investisseurs privilégient la sécurité, notamment en matière de gouvernance, et préfèrent les sociétés cotées sur un marché réglementé. Par ailleurs, les sorties de LBO pourraient alimenter les introductions sur Eurolist à partir de 2010, selon des acteurs du capital investissement.

Le projet de taxation du « carried interest » suscite la polémique

L’amendement de Courson, qui intervient alors que celui de Jean Arthuis a été publié au Journal officiel, devrait aujourd’hui faire débat à l’Afic.
Alors que se tient aujourd’hui la journée du capital développement de l’Afic (Association française des investisseurs en capital), l’amendement au projet de loi de Finances 2010 déposé vendredi par le député Charles de Courson devrait susciter des levées de boucliers lors de cette manifestation annuelle. «Il est scandaleux de vouloir taxer un outil qui intègre une prise de risque. Il serait mieux de s’occuper des stocks options qui ne sont liées à aucun risque financier», s’indigne Gonzague de Blignieres, président de Barclays Private Equity en France et ancien président de l’Afic.

Le député du Nouveau Centre Charles de Courson s’attaque au sujet épineux de la taxation du carried interest, l'intéressement des gestionnaires de fonds aux résultats obtenus (représentant en règle générale 20 % des plus-values réalisées, ndlr), actuellement considéré comme une plus-value mobilière imposée aux taux de 30,1%. « Le carried interest serait taxé comme un salaire en matière d’impôt sur le revenu. Les dispositions actuelles poussent à la spéculation. L’objectif est de revenir à une responsabilisation des acteurs dans ce cadre», indique le cabinet du député. Le texte devrait être examiné en séance par la commission des Finances au cours de cette semaine, indique-t-on à l'Assemblée.

Concrètement, le carried interest correspond généralement à un montant conséquent, supérieur à 60.783 euros, celui de la tranche d'imposition sur le revenu la plus élevée, selon l’article 9 du projet de loi de Finances 2010. Il serait dès lors imposé à 40 %.

Du côté de la profession, l’Afic fait part de sa désapprobation et son étonnement. «Cela intervient alors que vient d’être publié au Journal officiel le décret encadrant le régime fiscal applicable aux parts et actions de carried interest, émanant de Jean Arthuis. Pourquoi donc revenir sur un dispositif qui vient d’être mis en place et provoquer une instabilité dommageable ?», s’interroge l’association.

Le projet d’imposition de Charles de Courson intervient toutefois alors que certains abus sont réalisés au sein de la profession, certains fonds pouvant créer des structures défiscalisables, à l’image des FCPR ISF, pour loger leurs participations. «On ne pourra jamais empêcher certaines personnes de jouer avec la loi, mais ces cas restent très exceptionnels», indique un professionnel du capital investissement.

La médiation du crédit cherche un relais dans le capital développement

Nommé le 1er octobre, Gérard Rameix indique que sur 350 dossiers reçus par semaine, 85 % sont recevables. Deux tiers se concrétisent.
Le bilan «se révèle positif», a déclaré mardi Gérard Rameix, médiateur du crédit, à l’occasion de la Journée annuelle du capital investissement de l’Afic (Association française des investisseurs en capital). Nommé le 1er octobre dernier et succédant à René Ricot, Gérard Rameix a indiqué «que 350 dossiers d’entreprises saisissant la médiation arrivent chaque semaine. Sur 85 % de ces dossiers qui sont jugés recevables, deux tiers se concrétisent par une solution».

Depuis le lancement, en octobre 2008, de ce dispositif, qui vise à répondre aux attentes des entreprises confrontées à un problème de financement ou de trésorerie et qui n’ont pas pu trouver de solution avec leurs banques et avec Oséo, 17.490 dossiers ont été reçus et 1,64 milliard d’euros de crédit ont été débloqués.

Gérard Rameix
, qui se félicite du taux de «réussite» du dispositif, explique que «les entreprises ne sont pas toutes bien préparées à dialoguer avec un financier. Par ailleurs, au niveau des banques françaises, si l’on monte, avec tact, dans l’organigramme en termes d’interlocuteurs, on arrive à sortir le dossier».

L’intervention des pouvoirs publics dans le soutien aux entreprises est «exceptionnelle car nous sommes dans une situation exceptionnelle. Mais cela ne pourra être reproduit. L’Etat cherche donc des relais, dans une profession qui existe déjà, le capital développement. Les instruments du FSI, d’Oséo et du fonds de consolidation et de développement des entreprises auront un effet de levier avec les financements privés», a expliqué le médiateur. Ce dernier a rappelé qu’il n’y avait «aucune concurrence. Nous n’intervenons que s’il y a un manque de réponse au niveau privé».

Pour Jean-Paul de Bernardini, vice-président de l’Afic, «dans un contexte déprimé, les investisseurs ont toutefois été au rendez-vous au cours du premier semestre 2009». Les investissements ont cependant chuté de 28 % sur un an à 703 millions d’euros dans le capital développement, mais ont progressé de 27 % dans le capital risque à 358 millions d’euros.

En termes de perspectives, «nous avons fini d’écoper un bateau en train de couler. Nous allons pouvoir commencer à ressortir les voiles», a illustré Jean-Louis de Bernardy, président de l’Afic.

Blackstone chercherait à réduire de 5 milliards de dollars la dette des hôtels Hilton

Le fonds d'investissement Blackstone cherche à réduire de 5 milliards de dollars le montant de la dette du groupe hôtelier Hilton, qu'il a racheté en juillet 2007, a rapporté mercredi le Wall Street Journal.
Le fonds américain avait alors déboursé près de 26 milliards de dollars, en mettant sur la table 5,6 milliards en actions et en contractant 20 milliards de dette, alors que le recours à l'emprunt connaissait un pic sur les marchés à l'époque.
Ce rachat, que Blackstone entend pérenniser, constitue l'investissement le plus important de l'histoire du fonds, créé il y a 24 ans, rappelle le Wall Street Journal.
Selon des sources proches du dossier, citées par le quotidien, Blackstone mène des discussions préliminaires avec Hilton pour réduire le montant de la dette de 5 milliards de dollars, soit un quart de l'emprunt.
Pour ce faire, Blackstone compte lever des fonds pour un montant de 800 millions de dollars (par émission de nouvelles actions) et cherche, dans le même temps, à allonger la maturité de l'emprunt, de 2013 à 2016.
Le Wall Street Journal note que Blackstone a de bonnes raisons d'être préoccupé par Hilton, cet investissement devenant très coûteux, alors que le marché hôtelier mondial a été pris dans la pire récession depuis les années 1930.
10月27日

Natixis réorganise sa branche "private equity"

La banque réorganise son activité de "private equity". Oddo Corporate Finance aurait obtenu le mandat.

Natixis se réorganise. L’établissement a mandaté une banque d’affaires pour réorienter son activité de "private equity" vers la gestion de compte tiers.

Natixis avait déjà annoncé vouloir réorganiser cette activité dans le cadre d'un vaste plan de réorganisation de ses activités destiné à permettre à la banque, détenue à 71,5% par BPCE, de renouer avec les bénéfices après cinq trimestres consécutifs de pertes.

Selon le site financier Wansquare, le mandat aurait été confié à Oddo Corporate Finance.

10月26日

Axa PE resserre ses liens avec le Québec

Le fonds de capital investissement a signé un partenariat avec la Caisse de dépôt et de placement du Québec « afin de renforcer l’accompagnement des entreprises du Québec et d’Europe qui veulent étendre leurs activités à l’étranger. » La Caisse du Québec est déjà l'un des plus gros investisseurs dans les fonds d'Axa PE.
10月22日

Le FSI investit 7,5 millions d'euros dans Dailymotion

Le Fonds stratégique d'investissement (FSI), créé par l'Etat pour soutenir les entreprises françaises, a annoncé jeudi son entrée au capital de la plateforme vidéo Dailymotion, concurrente de YouTube, pour un montant de 7,5 millions d'euros.
Cette entrée au capital se fait dans le cadre d'une levée de fonds d'un total de 17 millions, selon un communiqué du FSI. Les quatre actionnaires historiques de Dailymotion (Advent Ventures Partners, AGF Private Equity, Atlas Venture et Partech International) ont également pris part à l'opération, selon le communiqué.
Le FSI sera représenté à l'avenir au conseil d'administration de la société, est-il précisé. Le fonds d'investissement veut ainsi permettre à Dailymotion "d'accélérer son développement, notamment en mobilisant plus de ressources à l'international".
Le site dont le siège se trouve à Paris compte 60 millions de visiteurs et un milliard de vidéos vues par mois, selon le communiqué, ce qui en fait le "plus fréquenté des sites européens".
Le FSI, créé il y a moins d'un an, a déjà investi dans une douzaine d'entreprises.