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日志


11月7日

Le « soutien réaliste » d'Eurotunnel au projet Calais Port 2015

Jeudi soir avait lieu à la salle des fêtes de Coquelles la sixième réunion du débat public sur Calais Port 2015. Le thème en était la gouvernance et le financement du projet. Initialement, cette réunion était prévue au siège d'Eurotunnel. Mais la commission particulière du débat public, face au succès rencontré par les premiers rendez-vous, avait préféré se replier sur une salle plus vaste. Bien lui en a pris, puisque 250 personnes ont une nouvelle fois assisté à la réunion.

Eurotunnel ne jouait donc pas à domicile, mais c'est pourtant son PDG Jacques Gounon qui a retenu principalement l'attention, en apportant son soutien au projet Calais Port 2015. Mais un soutien « réaliste ». Jacques Gounon a bien précisé qu'il ne voulait pas se montrer « agressif » envers le projet d'un port concurrent, mais il s'est employé à réfréner l'enthousiasme qui semble entourer largement Calais Port 2015.

N'importe quoi

Car question chantier du siècle, on peut dire qu'Eurotunnel dispose d'une sacrée expérience, plutôt douloureuse. Pour s'être basé sur des prévisions de trafic outrageusement optimistes, l'entreprise a longtemps côtoyé la faillite. « On peut faire n'importe quoi sur des hypothèses fausses », tranche, assez cinglant, Jacques Gounon. Si le PDG du « quatrième port du littoral » ne dit pas que Calais 2015, c'est n'importe quoi, il n'est pas loin de penser que les hypothèses sont fausses. Les prévisions de trafic à 100 millions de tonnes en 2015 ? « Une augmentation de 81 %, clairement irréaliste dans le contexte actuel », commente Jacques Gounon. Sur ce point, Jean-Marc Puissesseau, président de la CCI et gestionnaire du port, a tenté de rassurer : « Ces cent millions de tonnes, c'est avec vous, Eurotunnel, pas nous tout seul. En tout, c'est une augmentation de 1 % par an en trente ans. » Rassuré, Jacques Gounon ? Pas sûr. « Je suis un pragmatique, précise-t-il. Les surdimensionnements sont toujours préjudiciables. Je trouve que ce projet est considérablement ambitieux, et je me sens dans l'obligation de l'affirmer. » Les élus du Calaisis ne partagent pas le point de vue de Jacques Gounon. Philippe Blet, président de Cap Calaisis, a répété que Calais Port 2015 est un projet « raisonnablement ambitieux », même si ce sera « le chantier du XXIe siècle ». Un projet essentiel, indispensable pour le développement du Calaisis, dans une perspective plus large. Du golf de Sangatte à l'ouest, à l'aéroport de Marck à l'est, « le Calaisis, désormais, fait des envieux ». Une affirmation considérablement ambitieuse.

Craintes du Groupe Eurotunnel

Jacques Gounon craint que le projet d'extension du port ne soit trop ambitieux. C'est ainsi qu'il rappelle les déboires du lien fixe : « Le tunnel a été surinvesti. Il est utilisé aujourd'hui à la moitié de sa capacité. Je souhaite que le port de Calais, qui doit se développer, ce qui me paraît normal, se développe de manière concrète et pragmatique autour de projets réalisables. Le pire serait qu'à un moment donné on estime que le trafic envisagé n'est pas là et qu'aucun investissement ne soit fait à Calais.
» Jacques Gounon ne remet pas en cause l'ambition des Calaisiens. Le P.-D.G. de l'entreprise franco-britannique met cependant en garde ses compatriotes. Il craint que les Anglais ne soient, eux, excessifs dans leurs prévisions : « Le vrai problème du port de Calais est que de mon point de vue les prévisions du port de Douvres telles que nous les avons vues ce soir (jeudi lors de la réunion du débat public Calais port 2015 qui s'est tenue à Coquelles, NDLR) sont, elles, par contre clairement irréalistes. »

« Le port de Calais peut avoir sa propre autonomie »

Quand les Britanniques parlent de ports jumeaux pour évoquer le lien qui unit Calais et Douvres, Jacques Gounon invoque une indépendance possible : « Le port de Calais peut avoir sa propre autonomie, sa propre attractivité. » Avant de défendre sa paroisse  : « Le plus fondamental pour le développement du port de Calais est que le port de Calais, la ville de Calais, le Calaisis soient reliés à une infrastructure ferroviaire renforcée, infrastructure qui n'existe pas aujourd'hui dans le Nord - Pas-de-Calais et qui est un handicap pour le Calaisis. »

Le P.-D.G. estime que l'extension du port de Calais ne doit pas être nombriliste mais se faire conjointement avec Boulogne, Dunkerque et Eurotunnel : « Le projet doit être vu de façon plus globale, intégrer les quatre ports de la Côte d'Opale et doit avoir une interaction très forte avec le réseau ferroviaire arrière. » Jacques Gounon gage que le projet sera établi sur la base de données réalistes et actualisées, qu'il intégrera les capacités existantes en vue d'un développement complémentaire des quatre ports sans déstabiliser le marché déjà fortement « impacté ».

Développer le ferroviaire

Le développement du ferroviaire tel que rêvé par Jacques Gounon implique la nécessaire interconnexion des quatre ports du littoral à un véritable réseau ferroviaire. Le P.-D.G. évoque « le doublement et l'électrification d'une desserte ferroviaire portuaire Calais-Dunkerque (et) la mise à disposition en quantité suffisante de sillons de qualité pour le fret ».
Et Jacques Gounon de conclure : « Je soutiens (l'extension du port de Calais) mais je dis soyons réalistes et pragmatiques. » Le P.-D.G. met en garde les porteurs du projet Calais port 2015 en insistant sur quatre points qu'il estime fondamentaux : «  Eurotunnel attire l'attention des acteurs sur les précautions à prendre en matière de prévisions de trafic. Eurotunnel rappelle la nécessaire complémentarité des activités des quatre ports du Littoral. Eurotunnel affirme que le projet doit intégrer impérativement des infrastructures ferroviaires et routières adaptées. Eurotunnel souhaite que le projet s'inscrive harmonieusement dans notre environnement, atout du Calaisis. » A.TH.

Selon certains analystes, le Groupe Eurotunnel pourrait prendre une participation dans la société portuaire Calais Port 2015 à condtion que les investissements de l’ordre de 400 millions d’euros à horizon 2015 soient tenus, et que les ports du Littoral (Dunkerque, Boulogne-sur-Mer et Calais) s’organisent à défaut de fusionner, afin de maximiser les flux de marchandises et d’avoir une utilisation des capacités de plus de 80%.

Calais Port 2015, késako?

1.1 Les ambitions du projet Calais Port 2015

1.1.1 Les apports du projet Calais Port 2015

Le projet Calais Port 2015 doit répondre à la volonté de la région Nord Pas-de-Calais d’être une grande région maritime. Face aux perspectives de maintien d’un trafic soutenu, tant au niveau mondial qu’européen (et en particulier entre la Grande-Bretagne et le continent), il est nécessaire d’accroître les capacités portuaires, notamment dans le Nord-Pas de Calais, très bien situé entre les ports du Benelux et du Havre. Calais Port 2015 est une pièce maîtresse de cette ambition.
Ce développement des moyens sur le port de Calais ne doit pas toutefois se faire au détriment des ports de Boulogne-sur-Mer et de Dunkerque. L’objectif visé est de préserver la complémentarité des trois ports et leurs spécificités, et d’assurer une offre diversifiée et renforcée en matière d’activités transmanche.

1.1.1.1 De réelles possibilités pour le cabotage maritime

Les perspectives de transport associées à la préoccupation de développement durable augurent d’une croissance du transport de marchandises par voie maritime en Europe et avec les pays proches (Maghreb en particulier). Le cabotage maritime et les autoroutes de la mer constituent une modalité de ce développement, ce que souligne le Schéma Régional des Transports. Calais veut en être un des acteurs traitant des trafics non accompagnés par la desserte “Short sea shipping”* (courte-moyenne distance) de ports autres que Douvres, sur la côte Est ou la côte Ouest de l’Angleterre. D’autres régions présentent aussi un intérêt maritime : la zone Baltique-mer du Nord, l’Irlande, les parties orientales et méridionales de la péninsule ibérique, voire la Méditerranée (Maroc).

Dans l’état actuel de ses équipements, le port de Calais ne peut satisfaire ces futurs marchés. La quasi-totalité des passerelles calaisiennes est affectée au trafic transmanche “court” (vers Douvres). Or, les évolutions dans les organisations logistiques vont entraîner un besoin d’espaces complémentaires pour des activités nouvelles (trafic non accompagné notamment) : organisation des stockages, recompositions de chargements….

Dans la configuration actuelle du terminal transmanche, les espaces à terre sont très limités, ce qui interdit pratiquement les trafics “non-accompagnés*”.
Le projet Calais Port 2015, par l’installation de passerelles supplémentaires et par l’extension des surfaces de terre-pleins, pourra fournir les équipements particuliers nécessaires à ces nouveaux services de cabotage maritime.

Le partenariat des détroits

Les ports de Calais, Douvres, Algésiras et Tanger bordent les deux principaux détroits en Europe : le détroit du Pas de Calais et le détroit de Gibraltar.
Pleinement conscients de l’importance stratégique de ces derniers et de la similarité des opportunités commerciales et des problématiques opérationnelles qu’ils partagent, les quatre ports et leurs représentants enclenchèrent la préparation d’un partenariat en 2007.
La signature d’un accord définissant les champs et le cadre de collaboration l’a officialisé en juin 2008. Son objectif est d’échanger en matière de sécurité, de sûreté, de marketing et de développement portuaire et, plus généralement, de bonnes pratiques. En termes d’actions concrètes, outre des visites communes des ports, des officiers et des agents de TangerMed sont, par exemple, venus suivre une formation touchant à la sûreté, au port de Calais.
Une des prochaines initiatives du Partenariat des Détroits verra ses représentants porter auprès de la Commission Européenne cette démarche qui rapproche l’Europe du Maroc, l’un de ses partenaires méditerranéens privilégiés.

1.1.1.2 Un projet adapté aux reports modaux du transport terrestre

La desserte ferroviaire des ports, tout comme les développements d’autoroutes ferroviaires ou de transport combiné, fait partie des axes de développement mis en valeur par le Schéma Régional des Transports.
Aujourd’hui, Calais est d’abord un port “routier”, répondant à la demande des transporteurs terrestres et de leurs chargeurs.
Demain, cette prédominance du routier pour le transport de marchandises en Europe est appelée à s’infléchir, en particulier pour maîtriser la dérive climatique.
Dans cette optique, le projet Calais Port 2015 se veut un équipement portuaire performant pour accueillir les marchandises acheminées par la voie ferroviaire. La voie ferroviaire d’accès actuelle présente les qualités requises pour la mise en place de ces services ferroviaires, en veillant aux modalités d’accompagnement qui doivent garantir la préservation d’un cadre de vie urbain aux alentours (protections acoustiques, horaires de circulation...) et un fonctionnement harmonieux du réseau routier urbain. La montée en charge des acheminements ferroviaires pourrait ensuite conduire à la création d’une nouvelle desserte, située à l’est et pouvant également concourir à la desserte des espaces logistiques de ce secteur.
Il convient de souligner que, comme pour le cabotage maritime, les services ferroviaires d’acheminement (autoroutes ferroviaires de caisses, conteneurs* ou remorques) sont consommateurs de terre-pleins qui aujourd’hui n’existent pas sur le port de Calais compte-tenu de la saturation du terminal transmanche. En créant des terre-pleins, le projet Calais Port 2015 autorise des développements de pré et post acheminements ferroviaires* et adapte ainsi le port aux évolutions modales en France et en Europe.

Calais Port 2015, au service d’in schéma volontariste de report modal

Aujourd’hui, les trains desservant le port ne concernent que le trafic de voitures neuves. Une récente étude, se basant sur des prévisions établies par SNCF Ingénierie en 2005, envisage un acheminement ferroviaire d’environ 75 000 unités de transport intermodal (UTI*) en 2030.
Cependant divers facteurs environnementaux, énergétiques et climatiques doivent conduire à une accélération des reports modaux de la route vers le cabotage maritime et le transport ferroviaire. Ceci suppose une politique volontariste et coordonnée de tous les acteurs de la logistique, publics et privés, tels que les sociétés de transport mais aussi l’Union Européenne, les Etats-membres.
Dans ces conditions, pour le port de Calais, les perspectives de trafic ferroviaire s’établissent, dès 2030, à :
- 140 000 unités de transport par report modal du trafic routier dédié au transmanche court ;
- 60 000 unités pour le trafic dédié au cabotage maritime ;
- 210 000 voitures neuves.
Ces volumes correspondent à un tonnage cumulé d’environ 4 millions de tonnes.
Ces objectifs ambitieux correspondent à une part du mode ferroviaire de 70 % pour les voitures neuves, de 50 % pour les trafics liés au cabotage maritime, et 50 % pour les trafics “massifiables” des liaisons transmanche court. Ces trafics massifiables sont estimés pour 2030 à environ 280 000 unités de transports (camions) sur un total prévu de 2,7 millions, soit un peu plus de 10 %. Ils se concentreraient, sur trois grands axes: le sud-ouest de la France et l’ouest de la péninsule ibérique, le sud-est de la France et l’ensemble Piémont - Lombardie, l’est de la France avec l’Allemagne et la Pologne.

Calais: report modal

Calais report modal

Le réseau ferroviaire sur la façade littorale

Le Schéma Régional des Transports (SRT) adopté par la Région fin 2006 propose une feuille de route définissant la stratégie régionale en matière de transports. Celle-ci prend en compte la mobilité des personnes et des biens dans une logique de développement durable.
Dans sa partie portant sur le développement du transport ferroviaire, le SRT propose de nombreux aménagements bénéficiant au littoral régional. Figurent en particulier :
- la modernisation de la voie entre Calais et Dunkerque ;
- l’électrification de la voie entre Boulogne-sur-Mer et Rang-du-Fliers.
Le Contrat de Plan Etat - Région 2000 - 2006 ainsi que le Contrat de Projets 2007-2013 apparaissent comme une traduction opérationnelle et financière du SRT. C’est ainsi que la Région a inscrit au CPER 2000-2006 l’électrification et la modernisation de la voie Boulogne-sur-Mer - Rang du Fliers. D’un montant de 60,5 millions d’euros financé par la Région à hauteur de 98 %, cette opération doit être achevée fin 2010. Elle doit permettre, outre une desserte améliorée pour les voyageurs, l’ouverture d’un nouveau corridor pour le fret* ferroviaire.

Desserte des ports
Pour ce qui concerne le CPER 2007-2013, les opérations suivantes ont été inscrites par la Région :
- modernisation de Calais - Dunkerque ;
- barreau de Saint Georges ;
- autres opérations ferroviaires du port de Dunkerque ;
- raccordement ferroviaire du port de Calais ;
- port de Boulogne-sur-Mer : tunnel de l’Ave Maria.

Transport de fret
- contournement fret* de Lille, dont raccordement de Saint-Laurent-Blangy ;
- autoroute ferroviaire.
A travers ces opérations, la Région entend répondre au besoin d’amélioration de la desserte des ports qui passe par des opérations de modernisation des axes littoraux et des raccordements portuaires des 3 ports ainsi que la création d’itinéraires alternatifs pour le fret* vers le sud et l’est de la France.
Le développement cohérent et coordonné des ports, selon le SRT, doit s’appuyer sur des projets de valorisation et d’interconnexion de la façade maritime.
La Région contribue dès à présent, à hauteur de 85 %, aux études visant à améliorer la ligne Calais- Dunkerque. Le coût de cette opération est estimé entre 80 et 120 millions d’euros.
La desserte et l’interconnexion de la façade maritime avec un hinterland* élargi sont également essentielles pour optimiser les retombées des trafics maritimes et permettre les massifications correspondant aux besoins logistiques des acteurs économiques. Dans ce cadre, un nouvel itinéraire fret* est actuellement étudié. Le raccordement de Saint-Laurent-Blangy (38 millions d’euros), en cours de réalisation, constitue un premier maillon de ce contournement.
Les liens entre la façade maritime et les territoires peuvent également s’appuyer sur le renforcement des plateformes logistiques de Dourges et Marquion ainsi que sur la mise en service d’une autoroute ferroviaire entre les Pyrénées-Atlantiques et le Nord.

Le réseau ferroviaire sur la façade littorale : opérations inscrites par la Région au CPER 2007-2013

Le réseau ferroviaire littoral

La façade portuaire : un rôle essentiel pour renforcer la stratégie logistique régionale

Le Schéma Régional des Transports affiche la volonté de resserrer les liens entre la façade maritime et l’hinterland* régional.
Le projet Calais Port 2015 répond à cette volonté. D’une part, la diversification des trafics, davantage tournés vers les modes non-accompagnés (tant en maritime que terrestre), donne un rôle à la place portuaire dans les chaînes logistiques complexes qui intègrent les plateformes intérieures, notamment celles qui accueillent des centres européens de distribution.
D’autre part, en accueillant du trafic ferroviaire, Calais Port 2015 renforce la possibilité d’implantation d’opérateurs ferroviaires de proximité qui contribueront à resserrer les liens entre tous les pôles régionaux de logistique et à les raccorder aux grands axes internationaux de transport de fret*.

1.1.2 La complémentarité des ports de Boulogne-sur-Mer - Calais - Dunkerque et du Tunnel

1.1.2.1 Les ports de Boulogne-sur-Mer, Calais, Dunkerque et le Tunnel : des activités spécifiques

Boulogne-sur-Mer, premier centre européen de transformation des produits de la mer

Le port de Boulogne-sur-Mer possède de multiples activités, mais son coeur de métier est la logistique et la transformation des produits de la mer. Premier port de pêche de France avec une flotte de 120 bateaux, le port de Boulogne-sur- Mer développe une très forte valeur ajoutée par la transformation et la distribution de produits de la mer pêchés localement ou amenés sur site par voie terrestre.
Labellisé pôle de compétitivité national, sous le nom d’Aquimer, le port de Boulogne-sur-Mer concentre toutes les activités de la filière des produits de la mer : de la capture à la transformation, de la commercialisation à la distribution , de la formation à la recherche et développement [présence d’établissements de l’IFREMER (Institut Francais de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) et de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments)]. Une logistique d’approvisionnement et de distribution unique et une importante capacité d’entreposage frigorifique et de conditionnement de produits frais et surgelés, la force d’un réseau d’entreprises sur un même site où toutes les activités de la filière halieutique* sont présentes et interconnectées : tous ces atouts ont que le port de Boulogne-sur-Mer occupe une position-clé sur le marché international de la pêche et des produits de la mer.

Au total, 380 000 tonnes de produits y sont traitées et transformées par 200 entreprises implantées sur la zone de Capécure et bientôt sur une nouvelle zone de 20 hectares anciennement affectée à l’usine Comilog.
A côté de ces métiers qui en font sa singularité, le port de Boulogne-sur-Mer entend maintenir et développer d’autres activités portuaires : plaisance, réparation / construction navales, transmanche et commerce. Le port de commerce a ainsi traité en 2008 quelques 524 000 tonnes de trafic. Le port de plaisance dispose de 470 anneaux.
S’agissant des activités transmanche, le port de Boulogne-sur-Mer a longtemps été privé de lignes régulières suite à l’ouverture du Tunnel. Il y a quelques années, en 2004, un service rapide de transport de voyageurs (compagnie Speedferries) a été ouvert puis récemment abandonné pour des raisons d’équilibre financier (un seul bateau au lieu de deux et coût des carburants). Ce service a été remplacé depuis mars 2009 par une liaison transmanche opérée par la compagnie LD Lines (2 puis 6 rotations par jour) par navire conventionnel et rapide.

Calais, premier port européen de voyageurs et de fret roulier sur le continent

Calais est tout d’abord le port de la route la plus courte vers Douvres. C’est pour cette raison qu’il a été “élu” par les compagnies transmanche clientes (Seafrance et P&O Ferries) qui ont décidé, à l’ouverture du Tunnel, de concentrer leur offre sur la route courte. Cette activité transmanche est de très loin la plus importante parmi les autres activités portuaires à Calais.
Les trafics du port de commerce (hors transmanche) sont en diminution. Ce secteur, quelque peu “oublié” pendant le boom du trafic transmanche des années 1990, a néanmoins bénéficié d’investissements récents, afin de le pérenniser et de lui donner des moyens de développement. Parmi ces trafics, l’un des plus importants est celui des voitures neuves du groupe PSA, exportées vers l’Angleterre via Calais. Calais assure aussi l’embarquement de câbles sous-marins à bord de navires spécialisés, en lien avec l’usine spécialisée du groupe Alcatel installée à proximité. On compte enfin des trafics divers connectés aux industries locales ou régionales (minerai de titane, sables, roches...). Ces trafics peuvent apparaître limités en terme de tonnage, mais ils sont souvent source d’une grande valeur ajoutée socio-économique (emplois directs et indirects).
Calais est le port symétrique et le partenaire privilégié de Douvres dont il représente 79 % des passagers et 77% des unités de fret.

Dunkerque, troisième port français

Le port de Dunkerque est avant tout un très grand port industriel et énergétique, disposant d’un vaste domaine qui accueille des industries lourdes comme la sidérurgie (Arcelor-Mittal), la pétrochimie (Total, Polimeri Europe) et d’autres activités qui toutes requièrent la proximité d’importantes installations portuaires. Le projet d’implantation d’un terminal méthanier du groupe EDF illustre bien la constitution d’un grand pôle chimie - énergie - sidérurgie.
Dunkerque valorise aussi son domaine par le développement d’activités logistiques (plus de 120 000 m2 de stockage, 1er port fruitier de France, etc).
Le port de Dunkerque est aussi un port généraliste, accueillant tous les trafics. Il a traité en 2008 quelques 57,7 millions de tonnes de marchandises, dont 14,8 millions de tonnes de vracs* liquides (pétrole et produits pétroliers principalement), 26,8 millions de tonnes de vracs* solides (principalement minerais et charbon pour la sidérurgie) et 16 millions de tonnes de marchandises diverses dominées par un trafic roulier principalement transmanche (12,7 millions de tonnes) que complète un trafic conteneurisé encore modeste (215 000 EVP).

Les activités transmanche, qu’il a développées, sont fortement centrées sur le transport de marchandises (580 000 camions “accompagnés”, 675 000 véhicules de tourisme et près de 2,2 millions de voyageurs et chauffeurs). Le service est assuré par la compagnie Norfolk Line (filiale du groupe AP Moeller), qui met en ligne 3 navires Ro-Pax* effectuant au maximum 12 rotations / jour. Avec une distance de 70 kilomètres nautiques, Dunkerque est le plus éloigné de Douvres parmi les trois ports du Nord-Pas de Calais.
Les trafics conteneurisés pourraient connaître un développement important dans l’avenir avec un site de grande qualité et l’intérêt manifesté par les trois premiers groupes d’armateurs (Maersk Line, CMA-CGM et MSC).
L’ensemble des activités du port, qui s’étend le long d’un front de mer de 17 kilomètres de long, possède de larges possibilités d’expansion.

Le Tunnel, un lien fixe porté par la grande vitesse ferroviaire

Le Tunnel a assuré en 2008 le transfert de 1,25 million de camions, de 1,96 million de véhicules de tourisme, de 9,11 millions de passagers Eurostar et de 1,24 million de tonnes de marchandises par trains entiers.
Lorsqu’en 1994 le Tunnel est mis en service, il constitue alors un défi majeur pour les armateurs du trafic transmanche.
Avec le recul de l’expérience, on peut dire que le Tunnel est arrivé à point nommé pour faire face à une croissance qui n’aurait pu être absorbée par les ferries, provoquant un grand appel d’air pour les relations entre le continent et la Grande-Bretagne. Les armateurs ont parfaitement su s’adapter à cette mutation, se donnant les moyens d’offrir des services comparables à ceux du Tunnel, avec des fréquences de passage très élevées rendues possibles par la concentration de l’offre sur la route la plus courte. Grâce à cela, les trafics des ferries ont poursuivi leur croissance sans interruption pour le fret* et jusqu’en 1997 pour les passagers. Au-delà de 1999, le marché du transport de passagers s’effondre avec la fin du duty-free, et cela, tant pour le Tunnel que pour les ferries. Pour les marchandises, il est possible d’affirmer que la diversification des offres a fortement soutenu la demande.
Le Tunnel devrait bénéficier des développements très importants de la demande en grande vitesse ferroviaire, avec la multiplication prochaine des acteurs impliqués [ouverture à la concurrence (les noms d’Air-France - KLM, Deutsche Bahn, Virgin sont souvent évoqués), messagerie à grande vitesse...] et des destinations desservies (extensions vers l’ouest et le sud-ouest français, vers l’Allemagne et la Hollande). Par ailleurs, le Tunnel demeure irremplaçable pour l’acheminement des trains entiers.

Désormais, le port de Calais et le Tunnel forment un duo d’acteurs indissociables qui renforce l’effet d’attractivité de l’un et de l’autre et concentre une proportion considérable de la demande de transport en un même lieu.

1.1.2.2 Les trois ports et le Tunnel : des acteurs très complémentaires

Le port de Dunkerque est un grand port industriel et énergétique aux activités néanmoins diversifiées : terminaux puissants pour l’accueil de grands minéraliers* et porte-conteneurs, et développements logistiques au port Ouest, et postes dédiés à des activités moins massives à l’est.
Le port de Dunkerque vient d’adopter son projet stratégique pour la période 2009-2013.
Ce projet a l’ambition de porter son trafic de 57,7 millions de tonnes en 2008 à 70 millions de tonnes en 2013.
Il retient deux “axes offensifs” : d’une part les conteneurs* et l’entreposage logistique, et d’autre
part, l’énergie et les vracs*.
En complément, le Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD) classe le trafic transmanche, avec les trafics conventionnels et les implantations industrielles génératrices de trafic maritime, parmi les trois “axes de consolidation”, c’est-à-dire des domaines où l’enjeu est de conforter les activités existantes, matures.
Il ressort des réflexions du GPMD un important programme d’investissement de 368 millions d’euros pour la période 2009-2013, qui incluent notamment :
- 152 millions d’euros sur l’axe énergie-vracs*, dont 100 millions d’euros pour le terminal méthanier ;
- 54 millions d’euros sur l’axe conteneurs*-entreposage logistique ;
- 5 millions d’euros pour le trafic roulier, comme pour les trafics conventionnels, et moins de 2 millions d’euros pour les implantations industrielles.
Ce projet stratégique intègre un volet social définissant les mesures induites par la réforme portuaire (loi du 4 juillet 2008), en particulier l’accompagnement du transfert d’outillages vers des entreprises de manutention et les conditions de détachement du personnel de conduite des grues.

Le port de Boulogne-sur-Mer apparaît avant tout comme un équipement dédié à la logistique et à la transformation des produits de la mer et, secondairement, à une palette d’activités diverses de plaisance, de construction / réparation navale et de commerce. Le transmanche court participe de la polyvalence du port, contribuant à l’équilibre économique et financier des services portuaires, et il constitue un appui aux fonctions touristiques et commerciales de Boulogne-sur-Mer. Plus généralement, le trafic roulier peut, par des développements sur des distances plus longues (Baltique, nord de l’Angleterre, péninsule ibérique,...) conforter les acheminements de marchandises indispensables au pôle halieutique*.
Le concessionnaire du port de Boulogne-sur-Mer a élaboré un vaste programme d’investissements pour la période 2007-2013, de plus de 175 millions d’euros, qui s’organise autour de 2 objectifs primordiaux :
- pérenniser et développer le secteur des produits de la mer;
- affirmer la vocation touristique du port.
Le renforcement de la dimension touristique du port (qui représente près de 30 millions d’euros d’investissements) se base notamment sur l’augmentation de la capacité d’accueil de la plaisance, ainsi que sur un projet de réaménagement de l’interface ville/port.
Quant à la filière des produits de la mer, outre l’optimisation des outils portuaires dédiés à la pêche, le port entend accueillir de nouvelles entreprises sur les terre-pleins libérés par l’ex-Comilog. Il veut surtout conforter sa logistique d’approvisionnement et de distribution des poissons et produits transformés, avec près de 80 millions d’euros d’investissements, via un projet de terminal hub-port incluant de nouveaux équipements, l’évolution de l’outillage public et la mise en place de services de ferroutage*.
La spécificité du Tunnel réside dans le passage de trains entiers et singulièrement de trains à grande vitesse. Les navettes de transport de véhicules et de camions sont une activité qui n’est, a priori, pas promise à un grand développement et qui impose des contraintes de sécurité et de sûreté fortes (prévention de l’incendie, lutte contre le terrorisme...). En terme de cœur de métier, l’avenir du Tunnel appartient davantage à la forte augmentation du nombre de trains à grande vitesse attendue suite à l’élargissement du réseau des lignes à grandes vitesses (LGV) en Europe et à l’ouverture à la concurrence de ces activités (Veolia / Air France, Deutsche Bahn, fret* à grande vitesse...).

Le port de Calais se positionne comme complémentaire du Tunnel car il peut être appelé à pallier une défaillance du Tunnel déjà vécue à deux reprises, en apportant au système la “sécurisation” nécessaire à la fiabilité et à l’indispensable permanence des trafics entre la Grande-Bretagne et le continent. Réciproquement, la proximité du Tunnel s’avère précieuse en cas de perturbation du trafic maritime. Le projet Calais Port 2015 intègre parfaitement cette perspective en permettant non seulement le transport de véhicules qui ne pourraient pas utiliser les navettes du Tunnel, mais également le transport de voyageurs de trains Eurostar éventuellement bloqués par une fermeture du Tunnel, qui pourraient être reçus “bord à quai*”.
Le port de Calais est depuis plus de 40 ans, sinon depuis toujours, le principal port continental de desserte de la Grande-Bretagne, principalement en raison des atouts de la route la plus courte. Si des armateurs se sont récemment implantés dans d’autres ports du continent pour y développer des activités transmanche, les raisons de ces choix sont à l’évidence le manque de capacité disponible à Calais. Le projet Calais Port 2015 permettra d’adapter l’offre du port à la demande car la prime ira toujours à la route la plus courte dans ce domaine, à la complémentarité de flux poids lourds – véhicules légers et au trafic cadencé qui font de Calais un port transmanche “à part”.

1.2. Un projet essentiel pour le développement de Calais et du Calaisis

Le projet Calais Port 2015 s’inscrit dans une parfaite complémentarité avec les stratégies de développement du territoire du Calaisis. Les principaux outils de planification en cours d’élaboration (SCOT *et PLU *) y font référence comme l’un des leviers essentiels du développement du Calaisis.
Les axes et ambitions affichés se concentrent sur des outils de développement économique favorisant une stratégie d’amélioration du cadre de vie et d’attractivité durable du territoire.
Le projet Calais Port 2015 s’y inscrit pleinement en renforçant la mobilité et l’accessibilité du Calaisis au bénéfice de ses habitants.

1.2.1 Les axes de développement économique à l’horizon 2020

Les premiers éléments issus du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT*) en cours d’élaboration préfigurent deux grandes orientations pour l’économie du Calaisis :
1. Amplifier son rayonnement
- Moderniser les fonctions économiques primordiales de l’agglomération ;
- Encourager la pratique de l’excellence économique du Calaisis ;
- Orienter les infrastructures de demain vers l’intermodalité.
2. Renforcer le dynamisme de ses activités
- Organiser le développement économique du territoire ;
- Stimuler l’activité économique des centres-bourgs, du centre-ville de Calais et des villages relais ;
- Développer les pôles d’emplois ;
- Agir sur les espaces existants.

1.2.2 L’activité logistique, point fort du développement du Calaisis

Le territoire bénéficie d’une situation géographique privilégiée pour la logistique, puisqu’il fait figure de plate-forme multimodale reliant la route, le rail, la mer, l’aérien et le fluvial.
Entre 1993 et 2006, le nombre de salariés de ce secteur tend à augmenter en gagnant près de 500 emplois sur la période.
Sur 110 établissements recensés en 2006, quelques grandes sociétés sont présentes comme l’entreprise Norbert-Dentressangle, société de transport routier, localisée sur la commune de Coulogne ou Euro Cargo Rail (groupe Deutsche Bahn) à Coquelles. Les différents services implantés autour d’Eurotunnel, sur la commune de Coquelles, font de ce site une plate-forme fret à part entière.

1.2.3 S’appuyer sur le système logistique “port maritime et Tunnel”

Le territoire a exprimé la volonté que le “système logistique” de Calais, constitué du port maritime et du Tunnel sous la Manche, puisse traiter 100 millions de tonnes de marchandises à l’horizon 2015. Pour que l’économie du territoire bénéficie d’une véritable valeur ajoutée tirée des flux importants transitant par ses infrastructures, la Communauté d’Agglomération du Calaisis (communes de Calais, Marck-en-Calaisis, Coquelles, Sangatte, et Coulogne) s’investit dans le déploiement d’activités logistiques, dont l’opération-phare est l’aménagement du pôle transport et logistique Transmarck - Turquerie.
Au-delà de l’agglomération mais à proximité immédiate du port, d’autres projets logistiques sont inscrits au Schéma Directeur et peuvent être impulsés dans le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT*). C’est le cas au sein de la Communauté de Communes de la Région d’Audruicq et spécifiquement sur le territoire de la commune de Vieille-Eglise. Ce pôle à l’est du port serait complémentaire au pôle de Transmarck/Turquerie.

1.2.4 “Calais hub logistique“: un projet de territoire

Ses objectifs :
- Renforcer l’activité logistique par la mise à disposition d’une offre foncière ;
- Mise en avant des atouts liés à la facilité d’accès aux marchés britanniques et à la distribution littorale ;
- Accroître les services aux entreprises logistiques : sécurisation des flux et des marchandises.
Ses atouts :
- L’organisation multimodale en place : rail, route, mer, aérien ;
- Un réseau d’infrastructures performantes ;
- Un potentiel de développement important : 500.000 m2 d’entrepôts à l’horizon 2015 ;
- Un site-phare, dont les premiers équipements sont opérationnels : le Pôle Transport Logistique TRANSMARCK - TURQUERIE
Cette zone de développement économique dédiée au secteur de la logistique et des transports s’étend sur plus de 200 hectares,
en bordure de la jonction autoroutière A16-A26 et en relation directe avec les infrastructures transmanche du port et du Tunnel.

Projet de Pôle Transport Logistique Transmarck - Turquerie

Projet de Pôle Transport Logistique

Projet d’excellence territoriale valorisant le front maritime et portuaire de Calais-Blériot

Projet d’excellence territoriale valorisant le front maritime et portuaire de Calais-Blériot

Images du projet

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Dessertes ferroviaires dans le Nord Pas-de-Calais

Réseau ferroviaire du Nord Pas-de-Calais

Débat public Calais Port 2015, Dossier de presse (PDF): http://www.debatpublic-calais-port2015.org/docs/dossiers-presse/20090911-dossier_presse.pdf

Présentation du projet (PDF): http://www.nordpasdecalais.fr/cesr/docsCESR/0000005/cci_calais_presentation_calaisport2015_cesr_25juin08.pdf

Débat public Calais Port 2015, cahier d’acteurs n°6, contribution du Groupe Eurotunnel (PDF): http://www.debatpublic-calais-port2015.org/docs/cahiers-acteurs/ca-6.pdf

10月27日

L'Élysée s'engage sur une aide d'environ 45 millions d'euros pour soutenir la candidature du Grand Stade à l'Euro 2016

La facture si controversée du Grand Stade devrait subir une cure d'amaigrissement, suite à l'engagement pris par l'Élysée vis-à-vis de Martine Aubry.

La présidente de Lille Métropole Communauté urbaine n'avait rien laissé filtrer jusqu'alors. Et pourtant, c'est au cours d'une entrevue avec le président Nicolas Sarkozy, officiellement à propos de la taxe carbone, le 9 septembre, que l'annonce a été confirmée.

Nicolas Sarkozy aurait donné son accord à une aide d'environ 45 millions d'euros. Soit à hauteur du soutien accordé par le conseil régional au projet de la communauté urbaine. Dans le même temps, il nous a été confirmé, hier, que Martine Aubry conditionnait la candidature du Grand Stade à l'Euro 2016 à l'obtention de cette enveloppe financière.
 
Une redevance en baisse de trois millions
 
Pour juger du coût du Grand Stade, il faut donc reprendre la calculette. Depuis un an, la redevance annuelle de la communauté urbaine avait été fixée entre 9,7 et 10,5 millions d'euros, sur un coût de 30,6 millions par an, pendant trente et un ans. Le solde de ces 30,6 millions était réglé par ELISA (la filiale d'Eiffage chargée de la maîtrise d'ouvrage, pour 6,5 millions), la Région (3 millions), le LOSC (6,8 millions) et le « naming » (la vente du nom du stade, estimée entre 3,3 et 3,8 millions). S'il est confirmé que l'apport de l'État est équivalent à celui de la Région, la redevance annuelle de la communauté urbaine pourrait donc baisser de trois millions supplémentaires, pour se situer entre 6,7 et 7,5 millions. Un sacré argument à brandir face aux détracteurs du Grand Stade, que Martine Aubry se gardait visiblement dans la manche, en attendant confirmation.

Pour rappel, LMCU, en plus de sa redevance annuelle, devra également s'acquitter de 100 millions sur cinq ou six ans, pour l'accessibilité au site. La communauté urbaine recevra, pour cette partie, une aide de 40 millions de l'État et une autre de 20 millions du Département.

 

10月21日

Norsys, roi des ventes interactives

A la barbe des géants comme IBM, Atos et Orange, Norsys vient de remporter l'appel d'offres lancé par le Pôle de compétitivité des industries du commerce (Picom). La petite société de services informatiques de la métropole (19 millions de chiffre d'affaires), qui emploie 200 personnes dont la moitié à son siège d'Ennevelin, a été choisie pour développer le kiosque de services du projet U-shopping (commerce ubiquitaire) du Picom. Favorisant le commerce interactif, ce projet de 1,9 million d'euros permettra aux dix millions de visiteurs annuels du centre commercial d'Englos d'accéder à différents services depuis leurs téléphones portables.

Le principe : des bons de réductions et des fiches techniques détaillées, mais aussi la géolocalisation de sa voiture ou le téléchargement de recettes en rapport avec les produits achetés. « Il sera possible de commander son poisson avec son portable et faire ses courses dans la galerie en attendant d'être prévenu par SMS qu'il est prêt », détaille Denis Cassoret, directeur d'agence de Norsys. Après une évaluation d'un an, les services seront affinés et transposés dans les rues piétonnes de Lille en 2011. Avec, en prime, la possibilité de payer avec son portable.

La société nordiste n'en est pas à son coup d'essai. Elle a déjà à son actif la réalisation des sites marchands dédiés aux téléphones portables des sociétés de vente à distance comme 3 Suisses et Becquet. Ainsi que la mise en ligne pour mobiles du catalogue du spécialiste multimédia Boulanger.

10月8日

Comment Dunkerque a joué des coudes pour pouvoir construire l'oléoduc kazakh

La France et le Kazakhstan vont travailler main dans la main à la construction d'un oléoduc de 700 km, devant relier l'Azerbaïdjan au Nord de la mer Caspienne. Une aubaine pour les entreprises dunkerquoises, qui ont su se démarquer dans ce dossier.
Le label "Made in Dunkerque" sur les tubes parcourant la steppe du Kazakhstan? L'idée fait son chemin et du côté de l'agence de développement Dunkerque Promotion, on se félicite déjà du travail accompli. « Depuis le mois de juin, explique Chrsitian Fraud, directeur, à l'initiative de la société Europipe, contactée par la société SPIE CAPAG, filiale d'Entrepose Contracting (groupe Vinci ), la filière tube" du Dunkerquois s'est constituée pour proposer une solution française au client kazakh, KMG (la compagnie pétrolière nationale). » ArcelorMittal, GTS Industries, Europipe, Eupec, SDV se sont ainsi positionnées pour constituer un «  groupement ponctuel d'entreprises ». Un long travail de concertation a été engagé avec le ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, appuyé par Michel Delebarre, président de la communauté urbaine de Dunkerque, pour aboutir à une proposition, présentée au client lors du voyage présidentiel de Nicolas Sarkozy, mardi, au Kazakhstan.
 

Démarrage fin 2011 ?

La proposition a donné lieu à la signature d'un accord pour l'étude de cette infrastructure. « Si, au terme de cette étude, un accord commercial est trouvé, poursuit Christian Fraud, cet oléoduc - qui reliera l'immense champ pétrolier de Kashagan, en mer Caspienne, à Bakou, en Azerbaïdjan - permettrait aux entreprises du Dunkerquois de disposer d'une activité ponctuelle importante, représentant un équivalent de douze mois de travail pour Europipe, six pour GTS Industries, près de dix-huit pour Eupec. » Le marché permettrait à ArcelorMittal de réaliser 350 000 tonnes d'acier, avec une activité portuaire induite de près de 700 000 tonnes, sans compter les emplois concernés. On a parlé de plusieurs milliers possibles. Si un accord commercial est trouvé, l'activité réelle pourrait débuter fin 2011, pour une durée de douze à dix-huit mois de travaux.

Un marché 2 milliards d'euros, dont 1,2 pour les entreprises françaises : la nouvelle tombe aussi à pic pour le moral des entreprises locales, en cette période de crise. « C'est la preuve que si l'on se bat, on peut obtenir des marchés et créer de l'émulation », se félicite le directeur de Dunkerque Promotion, chargé par les entreprises retenues de communiquer sur le sujet.

Alors, Dunkerque et le Kazakhstan, bientôt jumelés ? L'information semble évidemment prématurée. Plus probable, en revanche, la visite à la fin de l'année du client kazakh dans la cité de Jean Bart. Un bon début.

10月6日

Le parc de la citadelle, chouchou de la rentrée de Martine Aubry

Hier, la réhabilitation du parcde la citadelle s'est affichée comme le plat de résistance de la rentrée politique de Martine Aubry, avec ses casquettes de maire de Lille et de présidente de LMCU. Présenté directement sur le terrain, le projet, pour une enveloppe de 57 millions d'euros (*), vise à faire de ce « lieu appartenant à tous les habitants de la métropole » un « Central Park » à la lilloise.

Tour des lieux en bus complété par une escapade en navette fluviale... Hier, Martine Aubry avait mis les petits plats dans les grands pour zoomer sur le projet de réhabilitation de la citadelle. Si l'artillerie lourde a été sortie, rien de bien neuf toutefois au regard de ce qui a pu être dit ou écrit jusqu'alors sur le sujet (lire également ci-contre). Au rayon des nouveautés, on trouvera toutefois des précisions d'importance sur la question du stationnement, seul point à faire débat au sein du conseil municipal lillois. Les 1 000 places, actuellement cantonnées au parking de schiste situé à l'entrée, subsisteront... mais en deux parties : la première verra le jour sous l'actuelle aire (elle sera légèrement décaissée pour permettre « une entrée élargie et offrant une meilleure vue vers la porte royale de la citadelle », dixit Martine Aubry) ; la seconde rejoindra l'autre extrémité du Champ de Mars.

Derrière cette nouvelle donne, l'envie de libérer une esplanade du Champ de Mars amenée à être totalement reconfigurée. Mais aussi une meilleure ventilation des flux de visiteurs : le joggeur use en effet ses semelles sur une autre partie du parc que la famille venue se fendre d'une promenade au zoo...

« Plus beau zoo de France »

L'autre « nouveauté », livrée hier, concerne justement l'« extension-réhabilitation » du zoo. Son passage de 3,5 à 8 hectares s'accompagnera de l'aménagement d'une passerelle sur la Deûle, vers le secteur dit des « Pyramides ». Un projet qui ambitionne d'en faire « le plus beau zoo de France », mais qui pose la question de sa gratuité, objet de spéculations dans le Landerneau lillois. « Le sujet n'est pas tranché, assure la maire de Lille. Mais ce qui est acquis, c'est qu'une partie restera gratuite.

Carrefour et Auchan, en concurrence pour un hypermarché à Lille-Sud

Le promoteur Vicity sera l'arbitre d'un match entre Carrefour et Auchan, pour l'implantation d'un hypermarché au coeur d'un ensemble commercial de plus de 40 000 m² à Lille-Sud.

Le projet, porté par Vicity, fait couler beaucoup d'encre chez les Verts, qui y voient une menace pour le commerce de proximité. Pour la ville et Martine Aubry, qui l'a évoqué en deux mots lors de sa conférence de rentrée hier, il pourrait conclure le réaménagement urbain compris entre la rue du Faubourg-d'Arras et le CHR. L'ensemble commercial, prévu face au nouvel hôtel de police, va connaître, dans tous les cas, un développement important avec l'accord probable entre Vicity et Réseau ferré de France, propriétaire de la surface, en décembre.

Le promoteur, qui prévoit un total de 80 ME d'investissement, pourrait alors lancer dès janvier ses études de permis de construire. « Cette phase, décrit Grégory Dymerski, directeur de projet, se prolongera jusqu'à septembre-octobre 2010, date à laquelle le plan local d'urbanisme sera modifié. » Le début des travaux, sauf recours, interviendrait au second semestre 2011, pour une durée de vingt à vingt-quatre mois.

Un hôtel, des loisirs...

Cela peut paraître lointain, c'est en fait déjà bien avancé. L'ensemble commercial comprendrait un hypermarché de 5 000 m², pour lequel se battent donc Auchan et Carrefour jusqu'en mars, date du choix par Vicity, mais aussi une trentaine de boutiques et plusieurs moyennes surfaces. Grégory Dymerski évoque également trois niveaux de parking, un hôtel et un espace de loisirs (plaine de jeux, laser game...). Une voie sera même créée, dans le prolongement de la rue de Marquillies, pour desservir l'ensemble.

Vicity n'a pas hésité à faire appel au cabinet d'un baron de l'architecture, Rudy Ricciotti (Grand Prix national d'architecture en 2006), pour soigner l'esthétique du projet. Hélas, après une première livraison, le cabinet a dû se remettre à plancher. Martine Aubry n'ayant pas trouvé l'entrée principale suffisamment marquée. Il faudra donc attendre encore un peu pour les premiers visuels qu'on nous annonce « très aériens ».

9月27日

Le capital-investissement expliqué aux PME régionales

Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts était là. François Drouin, PDG d'Oseo, aussi. Ils participaient vendredi à Lille à la dernière étape du tour de France des 22 forums appuiPME. Elle a réuni 300 participants qui voulaient en savoir plus sur les augmentations de capital.
« Pourquoi les PME françaises ne parviennent pas à passer au-dessus d'une certaine taille, contrairement aux allemandes ? » C'est Léonce-Michel Déprez, président de la chambre régionale de commerce et d'industrie, qui pose la question. Et qui y répond : « C'est souvent parce qu'elles sont confrontées à un goulot d'étranglement dans leur financement. »
 
Plate-forme dédiée
 
Le financement. Le nerf du développement économique. Surtout en cette période de crise. « Les entreprises limitées dans leurs capacités sont freinées dans l'innovation, l'investissement et l'international alors que ce sont les trois moteurs de la sortie de crise », estime François Drouin, PDG de la banque publique Oseo, co-organisatrice des forums appuiPME avec la Caisse des dépôts.

Rien de tel qu'un peu de fonds propres pour faire face à deux années consécutives difficiles, pour rassurer fournisseurs et clients ou pour lancer de nouveaux projets. Pourtant, les chefs d'entreprise sont parfois réticents à l'idée de laisser un tiers entrer dans le capital, même s'il est minoritaire, notamment dans le Nord - Pas-de-Calais où l'on compte beaucoup d'entreprises familiales.

Surtout, il faut trouver un investisseur. « Les investisseurs en capital financement sont en perpétuelle levée de fonds et leurs actionnaires ont certains critères. Ils cherchent des entreprises génératrices de forte croissance », souligne Laure Michel, directrice d'investissements de CDC Entreprises. Non content de trouver un capital-investisseur, il faut aussi, selon elle, trouver le bon : « Un capital-investisseur coûte cher. Il doit vous apporter beaucoup. Qu'il puisse par exemple renégocier avec vous le rééchelonnement de la dette auprès des banquiers. Qu'il ait une vision stratégique. » Dans le Nord - Pas-de-Calais, les investisseurs ne manquent pas (lire ci-contre). Certains porteurs de projets et dirigeants ne répondent pourtant pas aux critères d'éligibilité des uns et des autres. Pour eux, une plate-forme régionale du capital-investissement est en train d'être mise en place autour de l'État, la Région, Oseo et la Caisse des dépôts. Elle aura pour vocation de les orienter vers le bon interlocuteur. Voire d'organiser des montages spécifiques avec les différents acteurs.

9月25日

World forum Lille

Argent fou, argent cher contre argent vert et vertueux. La troisième édition du forum mondial de l'économie responsable est dans le ton des bonnes pratiques financières internationales. Par les temps qui courent... Rendez-vous du 19 au 21 novembre à Lille.

Philippe Vasseur a suffisamment fréquenté le bon sens paysan lorsqu'il fut ministre de l'Agriculture et les arcanes du pouvoir lorsqu'il fut député qu'il sait au moins ceci : les incantations politiquement correctes sur le développement durable ne vaudront jamais la pédagogie par l'exemple, le concret, la pratique sur le terrain. Étymologiquement, le « profit » c'est pro-fere, de l'argent pour faire. Mais pas n'importe quoi !

Argent qui rit, argent qui pleure...

« L'entreprise a un rôle de premier plan à jouer, notamment dans la régulation de sa sphère financière », expliqua-t-il mardi soir à l'occasion de la présentation du programme de son troisième World forum Lille (lire ci-dessous).

Ce rendez-vous n'a rien à voir avec un forum sur la finance carnassière, voyons-y plutôt la traduction, en actes, d'« une nouvelle économie qui existe déjà, qui investit dans le développement durable et appelle de ses voeux un nouvel ordre financier mondial », autant dire l'utopie de Pittsburgh où le G20, sommet de la dernière chance contre les scandales financiers, tentera de siffler la fin de la récréation dans le monde bancaire (lire notre colonne).

Après la diversité en entreprises en 2007 et la protection des ressources naturelles en 2008, le World forum ouvre sa tribune à certains héros du quotidien. Joaquim Mélo, reconnu par le Times comme « l'une des cent personnalités les plus influentes du monde » dirige Banco Palmas au Brésil pour créer une monnaie exclusive à l'une des plus grandes favelas du pays, 30 000 habitants. Avec le palmas, leur propre monnaie, l'argent ne quitte plus la favela et adieu l'évasion monétaire. Peter Liu a fondé à San Francisco une banque spécialisée dans les énergies renouvelables, un modèle du genre pour l'investissement socialement responsable. Laura Berry regroupe dans son organisation américaine 275 fonds d'investissements catholiques, 110 milliards de dollars gérés selon les principes de la religion... Pierre Nothomb (cousin d'Amélie), défend à Bruxelles les actionnaires minoritaires avec un fonds de 50 millions d'euros qui lui permet d'entrer dans le capital des entreprises afin de peser sur les décisions. José Mariscal préside au Mexique un réseau de 30 000 dirigeants de 25 pays avec microcrédit et écoles d'éthique etc.

Le World forum sera clos par un concert de Youssou N'Dour, l'une des plus belles voix de l'Afrique - et entrepreneur à ses heures avec sa propre société de microcrédit.

Le Word forum Lille
Il est organisé par le réseau Alliances (pour la responsabilité sociale et environnementale), l'un des plus influents réseaux français de dirigeants d'entreprises sur la RSE (à Marcq-en-Baroeul).

Il aura lieu du 19 au 21 novembre au Nouveau Siècle de Lille, 8, place Mendès-France (métro Rihour). Possibilités d'inscriptions sur www.worldforum-lille.org. Frais de participation aux rencontres internationales (hors frais de restauration et d'hébergement), tarification unique pour les trois jours : 60 euros TTC pour les entreprises, 15 euros pour les associations, particuliers, adhérents au réseau Alliances. Gratuit pour les étudiants, les demandeurs d'emploi et les partenaires du World forum.

Jeudi 19 novembre : argent souverain, argent des assurés, argent solidaire, argent pour les plus pauvres, corruption, paradis fiscaux, etc. Vendredi  20 : argent des banques, des salariés actionnaires, des minoritaires, du green business, etc. Samedi 21 : concert de Youssou N'Dour à 20h.

9月15日

Lille : l'accostage de Surcouf dans le centre-ville se confirme

L'actuel propriétaire des murs de l'ancien Monoprix de la rue du Molinel, à Lille, le confirme : il est dorénavant disposé à signer avec l'enseigne informatique Surcouf.

À une époque, on pouvait croire que Surcouf n'était que le énième acteur à tenter d'harponner un bizarre serpent de mer. Qui allait, enfin, occuper l'immense friche laissée par l'ancien supermarché Monoprix de la rue du Molinel ? Cet été, Ghislain Gilbert commentait la possible arrivée du groupe Surcouf, acquis par l'enseigne informatique Youg's (Hugues Mulliez) de façon presque laconique. L'homme expliquait ne pas être pressé de vendre.

Ghislain Gilbert tenait à obtenir des garanties, notamment sur le plan architectural. Hier, en fin d'après-midi, le propriétaire des 11 000 mètres carrés de la rue du Molinel se montrait enfin plus prolixe. Il a atteint, avec Surcouf, un compromis acceptable. Au point d'évoquer, avec son notaire, les derniers points d'un compromis de vente. Dorénavant, et selon le toujours propriétaire des lieux, les choses devraient aller très vite. Ses questions ayant reçu des réponses et le groupe Youg's, pour sa part, ne posant de conditions particulières.

9月12日

Décathlon s'offre un nouveau site de 15 hectares à Lille-Lesquin

D'ici deux ans, Oxylane group, ex-Décathlon, prévoit d'ouvrir entre l'autoroute A1 et l'aéroport de Lille-Lesquin, une plaine de sports, un nouveau magasin et d'inaugurer son siège France, rapatrié de Lyon. L'enseigne sportive s'est offert un site idéalement placé au sud de Lille. Une nouvelle marque de l'attachement du groupe nordiste à la métropole, où il multiplie l'implantation de ses filiales.

Fermer Décathlon campus, la vitrine et le siège international du groupe à Villeneuve-d'Ascq ? «  Certainement pas, la peinture du nouveau bureau du président n'est pas encore sèche », s'amuse-t-on en haut lieu. Olivier Leclercq, qui a succédé en mars à son père à la tête du conseil de surveillance d'Oxylane, gardera les deux pieds dans la ville nouvelle. Le premier dans le quartier des Prés, le deuxième à la Haute-Borne où il a fondé Olivarius, la chaîne d'appart'hôtels haut de gamme.

Mais à moins de dix kilomètres de la ville verte, le groupe s'est trouvé un nouveau poumon. Une zone d'une quinzaine d'hectares, parallèle à l'autoroute Lille-Paris, derrière l'hôtel Mercure de Lesquin aéroport. Pour l'instant, ce ne sont que des champs. Cela fait un an que le groupe démarche un par un les propriétaires, avec la bénédiction tacite des élus locaux. Ne manque formellement que la modification du plan local d'urbanisme, qui devrait être entérinée le 4 octobre en conseil de communauté urbaine. Vu la bonne volonté dont Oxylane a fait montre ces dernières années envers l'emploi dans le métropole, LMCU aurait mauvaise grâce à lui refuser son vote. Mais en attendant, les élus s'abstiennent de tout commentaire.

Le groupe, lui, reconnaît « qu'il existe bien un projet à Lesquin  », sans être plus disert. Apparemment, il serait question d'installer une plaine de sports ouverte au public et aux compétitions, ainsi qu'un magasin. Le tout dans l'esprit « village » qui plaît au groupe.

Oxylane réfléchit aussi à rapatrier son siège France, actuellement implanté à Lyon. Un compromis managérial qui le situerait «  ni trop près, ni trop loin » du siège international, confie-t-on de bonne source. Ce sont ainsi quelque 150 salariés qui pourraient s'installer à Lesquin et revenir dans l'aire historique de la galaxie Mulliez.

Même s'il poursuit sa croissance dans treize pays, Oxylane prend son souffle dans la région où, ces derniers mois, il a ouvert plusieurs sites nouvelle génération.

Décathlon en pleine forme dans la métropole

> À Tourcoing. - Des équipes, des équipements sportifs, un magasin... Au printemps, Kipsta, la marque sports collectifs du groupe, a annoncé son installation dans la zone de l'Union. Mais il faudra attendre 2012 pour que l'ancienne brasserie Terken abrite des matchs de foot.

> À Marcq-en-Baroeul. - Depuis plusieurs mois, le groupe a ouvert un site dédié au fitness avec sa filiale Domyos. Le concept : rassembler ceux qui conçoivent, achètent et utilisent les équipements. On trouve ainsi un magasin, un centre de remise en forme qui totalise plus de 1 200 entrées par jour, et les équipes de la marque.

Toujours à Marcq, Inesis, la marque golf du groupe, a prévu de rejoindre Cité golf et d'y implanter ses équipes.

> À Lille. - Finies les cigarettes, vive les tubes pour bicyclettes. L'ancien site d'Altadis, à l'entrée de Lille, devrait devenir le pôle vélo d'Oxylane. Ouverture prévue du showroom et du siège de B'Twin : mi-2010. Déjà, une petite ligne d'assemblage de roues de vélos a été lancée l'hiver dernier. Il est même prévu que 500 salariés y travaillent d'ici cinq ans.

À Lille Sud, encore, le groupe a prévu d'ouvrir son « centre mondial du chaussant  », sous le label EssenSole. Il devrait employer 250 personnes.

> À Villeneuve-d'Ascq. - À Campus, au siège international, travaillent les équipes des différentes marques développées par l'ex-Décathlon. Le site, configurépour1 000 personnes, en emploie désormais plus du double. D'où la tendance du groupe à leur donner de l'oxygène... sur une même aire métropolitaine.

> Pourquoi ailleurs ? - Ce sont des questions marketing qui ont poussé le groupe à installer sa filiale Tribord (sports nautiques) à Hendaye, au pays basque, en 2004. Plus pratique pour tester la glisse... Mais la première délocalisation date de 1997 : Quechua (randonnée) s'est installée à Sallanches, en Haute-Savoie, en pleine montagne. Le lieu de vacances de son coeur de cible.

En chiffres

  • 4,9 Oxylane Group (Décathlon) a réalisé un chiffre d'affaires de 4,9 milliards d'euros HT en 2008 (+ 11,1 %) dont 2,5 milliards d'euros en France(+ 3,9 %).
  • 433 Le groupe compte 433 magasins dans treize pays. Et même 14 en comptant la Roumanie où un premier magasin s'est ouvert en avril à Bucarest.
  • 40 000 Oxylane emploie plus de 40 000 personnes dans le monde. Le siège du groupe est situé à Villeneuve-d'Ascq, sur le site Campus où travaillent 2 000 personnes.
  • 17 Les marques qui représentent 60 % du chiffre d'affaires total du groupe : Quechua (randonnée), Wed'ze (ski et snowboard), Tribord (sports de mer), B'twin (vélos), Oxelo (roller et skate), Caperlan (pêche), Solognac (chasse), Domyos (fitness, gymnastique et sports de combat), Kalenji (running), Kipsta (sports collectifs), Artengo (sports de raquettes), Inesis (golf), Fouganza (équitation), Simond (matériel d'alpinisme) et les deux dernières nées : Nabaiji (natation) et Newfeel (marche quotidienne et sportive).
Siège international
Décathlon à
Villeneuve d'Ascq           Tribord à Hendaye                 Quechua à Sallanches                              
  
 
Domyos à Marcq-en-Baroeul   Kipsta sur le site de l'Union    B'twin village à Lille
            
 
Essensole à Lille

8月20日

Vingt ans après, Euralille n'en finit plus de créer de la ville

Vingt ans après, le quartier d'affaires avance encore. Coup d'envoi d'une reconquête, Euralille a oublié les déchirements de sa naissance et poursuit, différemment mais inexorablement, le remodelage de Lille et de sa métropole.

Un casino à Euralille. Un temple du jeu, voué aux gémonies au temps du maire Mauroy, planté au coeur d'un quartier accouché dans la douleur par le même Gros Quinquin. Les temps ont changé. Les hommes aussi. La ville, elle, continue. C'est même la « baseline », le slogan d'Euralille. On s'interroge : vingt ans après qu'une gare TGV arrachée de haute lutte a remplacé un parking de schiste, que des immeubles de verre et d'acier ont poussé sur les ruines des remparts, qu'un infranchissable périphérique urbain a cédé le pas à des boulevards humanisés, que reste-t-il à accomplir ?

« Must métropolitain »

Beaucoup, selon Michel Bonord. « Certaines personnes pensent qu'il n'y a plus rien à faire, mais la ville est toujours en mouvement, et il y a encore des réserves foncières sur quinze ou vingt ans.  » Au-dessus de Lille-Europe, au 18e étage de la « botte » de Portzamparc, le directeur délégué de la SAEM Euralille a une vue imprenable sur le « geste architectural fort  » voulu par Pierre Mauroy et imaginé par Rem Koolhaas : un morceau de ville nouvelle, aujourd'hui étiré du secteur du Romarin, à l'entrée de La Madeleine, jusqu'à la Porte de Valenciennes, au sud-est de Lille. Un aménageur pour cet arc urbain : la Société anonyme d'économie mixte, dont le capital regroupe partenaires privés et collectivités territoriales. Ici aussi, bien sûr, la contraction de l'économie, la frilosité des investisseurs ont frappé. « On a senti la crise , concède Michel Bonord. Comme tout le monde, mais peut-être moins que certains, car Euralille, c'est le must métropolitain.  »

La secousse, juge-t-il, est de toute façon « beaucoup moins forte » que celle qui mit Euralille en cale sèche au début des années 90.

La ville continue donc. Au Romarin, sur la porte de Valenciennes... et surtout, en ce moment, à Chaude-Rivière. Au pied d'une tour haute, plus haute que les deux qui couronnent la gare. La flèche n'existe encore que sur l'une des maquettes de la SAEM et dans l'esprit de Bruno Bonduelle, qui y déménagerait bien la Chambre de commerce et d'industrie. Rêve ou réalité ? Voire.

Reste qu'au-dessous, le quartier Chaude-Rivière, qui doit son nom au Becquerel, dont on disait qu'il ne gelait jamais, bouillonne déjà. Récemment prolongée, l'avenue Willy-Brandt fend l'ancien no man's land entre le centre et Fives. De part et d'autre de cet axe, nouvellement branché sur le périph', les chantiers grimpent. Le long de la cinquième tour du centre commercial, inaugurée cette année, on plante les poteaux sur lesquels sera bâti Lisbonne, immeuble « sans terrain  », résidence étudiante de 200 logements. Plus loin vers Fives, suivant le siège de la Caisse d'Épargne, l'immeuble Onix et ses 16 000 m² de bureaux a atteint sa taille adulte. Sur le trottoir d'en face, un futur bâtiment de bureaux de 12 000 m² et le complexe de loisirs Barrière, casino-hôtel-restaurants, qui doit ouvrir en fin d'année. Sa mise en route coïncidera avec l'extension du parc des Dondaines au-dessus des bassins d'orage, jusqu'au pied du casino. Une revanche pour cet espace vert, tristement célèbre pour avoir abrité un bidonville dans les années 70, et que les aménagements successifs d'Euralille avaient réduit à la portion congrue.

Un zest de nature, aussi, dans un quartier d'affaires où plus d'un homo sapiens a ressenti le vague malaise de ne pas être à sa place, perdu entre des façades aussi imposantes le jour qu'inanimées le soir, des esplanades désertes et des allées en cul-de-sac. À l'époque, on ne parlait pas d'éco-quartier, de mélange des fonctions, commerces-logements-services. « Aujourd'hui, il n'est plus un programme qui ne soit mixte », assure Michel Bonord. Euralille continue donc. Avec les forces et les faiblesses d'un précurseur que le temps n'a pas encore jugé. « En matière d'aménagement de la ville, dit Michel Bonord, Euralille, c'est un éclair. »

 

Un quartier remplacera le « paquet de nouilles »

La Porte de Valenciennes sera méconnaissable. De nouveaux logements vont sortir de terre pendant que d'autres seront réduits en poussière. Au final, on ne devrait plus voir de séparation entre ce quartier et le reste de la ville.

On aura du mal à reconnaître la zone qui démarre du bois habité pour rejoindre la station de métro Porte de Valenciennes. Les travaux commencent cet été. Mais c'est dans deux ans que l'on commencera vraiment à s'apercevoir des changements pharaoniques qui vont s'opérer, pour un montant total d'investissement de plus de 35 millions d'euros.
Les coups de pelleteuse effectués sont pourtant déjà lourds. Il y a eu la déconstruction des bâtiments Marne et Somme. Il y a celle de Verdun qui arrive avec un léger retard. Et enfin, le cycle de démolition des bâtiments se terminera avec les petit et grand Clemenceau, lorsque tous les habitants auront été relogés, fin 2010.

En parallèle, les constructions vont commencer. « La plupart des projets de logements ont été validés, les permis de construire arrivent au fil de l'eau », précise Audrey Linkenheld, adjointe au logement. D'ici 2012, 360 nouveaux logements seront construits (lire ci-dessous).

Nombreux atouts
Mais le coeur du projet n'est pas dans la simple démolition reconstruction de logements. L'idée c'est de modifier complètement le « paquet de nouilles » urbain, une expression attribuée à Martine Aubry. Bien entendu, ce qualificatif ne concerne pas les habitants du quartier mais plutôt son organisation, ses voiries désordonnées directement issues de l'époque où la porte de Valenciennes était encastrée entre le périphérique, le métro et un autopont.
« L'idée c'est de relier Moulins au centre-ville », explique Audrey Linkenheld. Pour cela, le boulevard Hoover qui passe devant le siège du conseil régional sera prolongé pour rejoindre directement le boulevard de Belfort, en traversant l'espace actuellement occupé par le parking relais Transpole. Dans la même idée, la rue de Cambrai ne débouchera plus sur le double rond-point que l'on connaît aujourd'hui mais elle sera prolongée pour aller jusqu'à la résidence étudiante et le foyer de l'ABEJ, isolés pour le moment.

« Les habitants logeaient au bord d'un échangeur autoroutier, demain ce sera en bord de véritables rues, de places, d'immeubles avec des commerces à leurs pieds et des trottoirs généreux pour s'y promener. On ne sera plus dans le no man's land que l'on ressent actuellement à Belfort », ajoute Stanislas Dendievel, conseiller municipal délégué au suivi du projet urbain. La porte de Valenciennes deviendra alors un quartier comme un autre. « On pense à la vie du quartier, de jour comme de nuit et même aux différentes saisons. Il n'y aura pas uniquement du logement. Il y aura des équipements publics qui vivent à différents moments de la journée et de l'année : une auberge de jeunesse, une crèche et la maison de l'économie sociale et solidaire. Mais aussi 6 600m² de commerces et 3 000m² de bureaux sont prévus », ajoute l'élu.

C'est que le quartier a de nombreux atouts. « La Porte de Valenciennes est à deux pas du centre-ville, au pied des transports en commun et des transports routiers. Sans oublier qu'elle se situe dans le prolongement de la promenade du préfet », raconte Hélène Bouveau, chargée de l'opération à la SAEM Euralille, l'aménageur délégué du site. Les futurs immeubles seront traversés par une promenade verte qui s'inscrira dans le projet de la Ville de créer une ceinture verte autour du chemin des anciens remparts. Mais pour cela, il faudra attendre le mandat suivant.
   
5月21日

Lille, candidate à l’Euro 2016

Dans le cadre de la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016, les présidents de la fédération française de football et de la ligue de football professionnel ont débuté leur tour de France à Lille. Emblématique à plus d’un titre, le futur grand stade est pour eux, la “ locomotive ” du projet français.

Chargée de vérifier la pertinence de la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016, la commission Séguin a fait comprendre voici plusieurs mois que, sans le futur Grand Stade de Lille Métropole, la candidature française n’a aucune chance d’aboutir. Aussi, lorsque Jean-Pierre Escalettes et Frédéric Thiriez entament vendredi 15 mai un tour de France des villes candidates, ils savent qu’à Lille, c’est par le meilleur qu’ils commencent.

Nous espérons un effet d’entraînement ”, souligne Jean-Pierre Escalettes. “ La France a actuellement beaucoup de retard en matière de stades. L’Euro est l’occasion de le rattraper ”, précise Frédéric Thiriez, le président de la ligue, très enthousiasmé par le projet du grand stade lillois. “ Il est exemplaire et sera sans doute unique au monde ”, a-t-il souligné. “ Beaucoup de villes nous contactent pour avoir des conseils à ce sujet ”, souligne Michelle Demessine, vice-présidente chargée des sports.
Présenté par une délégation de techniciens de LMCU, de représentants du Losc et du constructeur Eiffage, le futur grand stade a en effet de quoi séduire les professionnels du football. Martine Aubry, en a rappelé brièvement les grands principes. La présidente de Lille métropole Communauté urbaine a mis l’accent sur l’accessibilité de l’équipement et le savoir-faire de la population du Nord en matière de grands évènements. “ Nous savons gérer ”, a-t-elle notamment souligné à l’adresse des deux présidents. L’accueil de cette compétition entraînerait en effet d’importantes retombés notamment économiques. Les rencontres internationales de football attirent des milliers de supporters et sont de puissants vecteurs de communication. La qualité du futur grand stade incitera sans doute les membres de l’UEFA à y organiser “ au moins une demi-finale ” souhaite Martine Aubry.
Pour mieux s’y préparer, Lille métropole accueille en 2011 les championnats juniors d’athlétisme. Cette capacité à organiser de grands événements séduit aussi les deux grands représentants du football français. “ Chez vous, c’est toujours de bonne facture et sans débordements ”, admire Jean-Pierre Escalettes. Souhaitons que l’UEFA ait la même opinion. Leur décision sera connue le 27 mai 2010.

Réforme des collectivités : LMCU sur la voie de l'excellence ?

Le Conseil économique et social régional propose de muer Lille Métropole Communauté urbaine en collectivité locale à part entière. Reprenant les souhaits du récent rapport Balladur, le CESR souhaite voir se développer une « métropole d'excellence », ayant pour mission d'être une « locomotive » régionale. Reste une question délicate : cela se fera-t-il au détriment d'autres collectivités comme le Département ?
 
« Dans toutes réformes, il y a des gens qui ont des choses à perdre... » La phrase est lâchée sur un ton ironique, presque badin.
Pourtant, son auteur, Bernard Grison, le rapporteur des propositions du Conseil économique et social régional sur la réforme des collectivités territoriales, se doute bien du terrain miné sur lequel il s'aventure. L'idée du CESR est limpide : à l'image de Barcelone, « locomotive » de la Catalogne espagnole, ou de Milan « turbo » de la Lombardie italienne, LMCU doit être confirmée « booster » de notre région. Elle ne serait plus une simple mutualisation des moyens de 85 communes, mais deviendrait une collectivité locale à part entière. Reste à savoir comment éviter de déchaîner les foudres des collectivités qui pourraient y perdre. Ainsi, Bruno Bonduelle, le président de la chambre de commerce Grand Lille, propose depuis longtemps de transférer du conseil général vers LMCU des compétences stratégiques comme le social, les routes et la construction de collèges. Le conseil général les conserverait pour le reste du département.

Solidarité

« On ne peut pas organiser la France comme une entreprise, sourit Bernard Derosier, le président du conseil général.
Comment, alors, envisager le partage des richesses entre une métropole bien fournie et un reste de département toujours en grand besoin d'aménagement et de solidarité territoriale ? De nombreuses questions demeurent sans réponse, comme le remplacement des revenus jadis générés par la défunte taxe professionnelle. Le Nord compte 2,5 millions d'habitants, dont 1,5 en dehors de LMCU. » En même temps, Bernard Derosier approuve volontiers l'idée d'une métropole « tête de pont ». « Nous avons tout fait pour cela, souligne le "patron" du Département. Je revendique un rôle moteur dans le développement économique, social ou culturel de la métropole. »
 

Vote direct

Bien entendu, Martine Aubry, la présidente de LMCU, souscrit à l'idée de voir cette dernière devenir collectivité territoriale. « Il faudrait une élection de la plupart de ses membres au suffrage direct, note l'élue. Avec cependant, pour une meilleure représentativité, la possibilité pour les territoires de nommer 20 % des conseillers. » Concernant le Département, « la question aujourd'hui est de contractualiser avec cet acteur de la proximité pour, justement, être encore plus dans la proximité, poursuit Martine Aubry. Mais ce débat se situe surtout au niveau des villes, pas de LMCU. » Enfin, la communauté urbaine ne doit pas être une supernova aspirant toutes les ressources et les énergies de la région. « D'accord pour être une métropole leader, se réjouit Martine Aubry. En même temps, il faut aider Lens, Dunkerque à développer leur propre pôle pour ensuite nous relier les unes aux autres. Notre rôle consiste aussi à aider les autres à avancer.

Ainsi, pourquoi ne pas développer autour du Louvre-Lens un quartier comme Euralille ? »

4月1日

Lille, la ville française préférée des entrepreneurs européens ?

Selon le dernier classement ECER-Banque Populaire, réalisé auprès de 2 400 chefs d'entreprise européens, Lille est la première ville française en matière d'indice de satisfaction, au 11e rang européen, devant Lyon et Paris.

Voilà un sondage qui va mettre du baume au coeur de tous les acteurs de la promotion économique de la métropole lilloise.

Selon le baromètre 2009 ECER-Banque Populaire, premier indicateur européen de satisfaction des entrepreneurs vis-à-vis des politiques et initiatives locales menées par les acteurs publics et privés en faveur du développement économique et de l'entrepreneuriat, Lille arrive en 11e position, première ville française sur 37 capitales européennes, grillant la politesse à Lyon (14e place) et Paris (33e).

Si les grandes citées du Nord de l'Europe (Helsinki, Stockholm) et d'Allemagne (Munich, Hambourg, Cologne, Francfort) monopolisent les premières places, l'excellente position de Lille confirme, s'il en était encore besoin, à quel point la capitale des Flandres a su réaliser sa mue.

Avec plus de vingt organismes d'aide et de soutien à la création, la métropole lilloise se positionne comme l'une des plus dynamiques en termes de créations d'entreprises (8e du classement européen sur cet item).

Le nombre impressionnant de sièges sociaux dans toutes sortes d'activités (3Suisses, Auchan, Bonduelle, Castorama, Cofidis, Dalkia, Decathlon, FINAREF, Vauban Humanis, La Mondiale, La Redoute, Leroy Merlin...) place également Lille et sa métropole au coeur de l'échiquier économique européen.

La dynamique lilloise est incontestable. Encore faut-il qu'elle entraîne le reste de la région, dont une récente enquête (notre édition du 27 mars) montrait qu'elle ne bénéficiait pas de la même aura auprès des entrepreneurs du reste de la France

3月29日

Euratechnologies passe de l'univers virtuel au monde réel

Ça y est. Euratechnologies, le pôle dédié aux nouvelles technologies installé à Lomme et Lille sur le site de l'ex-filature Le Blan-Lafont, sera officiellement inauguré ce soir.

L'antre des nouvelles technologies est impressionnant. Entreprise-cathédrale de briques et de vitres. Appuyée sur le passé, la filature Le Blan-Lafont qui a employé jusqu'à 4 000 personnes dans les années 60. Tourné vers le futur, Euratechnologies, site dédié aux nouvelles technologies.

Croissance

Lancée en 1999 par Pierre Mauroy, alors président de la Communauté urbaine de Lille, l'idée a mis dix ans à se concrétiser. On l'a même appelée « l'Arlésienne » à l'occasion. Mais les premières entreprises y ont pris leurs quartiers en début d'année. D'ici à cet été, elles seront 65 à rejoindre ce site de 30 000 m² (à terme, 150 000 m²). Une vingtaine d'autres les rejoindront en septembre. Au total, 1 500 emplois. «  L'objectif, c'est un développement rapide avec 8 000 emplois en 2015 », précise Pierre de Saintignon, premier adjoint au maire de Lille.

« Quand une entreprise est ici, elle est au coeur d'un écosystème économique, explique Raouti Chehih, responsable du projet Euratechnologies chez Digiport. Les gens se parlent, se rencontrent, collaborent. On est dans le savoir-faire et le faire savoir. Tous les outils sont orientés dans ce sens, avec des salles de conférence, des événements, des sites Web... On est en train de construire un modèle de guichet unique. C'est quelque chose qui n'existe pas ou peu en France. Ce qui nous intéresse, ce n'est pas le taux de remplissage mais la croissance qui va être générée dans les entreprises. Euratechnologies a vocation à faire émerger des talents, des sociétés, des success stories. » Alors on se presse pour y entrer. Des petites sociétés en devenir. Des grandes comme Microsoft. D'autres son attendues comme «  le leader mondial des serveurs », avance Pierre de Saintignon sans en dire davantage. «  J'ai refusé des dizaines de demandes. Pour obtenir un parc technologique de haute qualité, il faut que chaque entreprise apporte une valeur ajoutée par rapport aux autres. »

Les promesses d'Euratechnologies font sûrement rêver plus d'un entrepreneur. «  L'objectif, ce n'est pas de faire venir tout le monde ici , insiste Raouti Chehih, mais d'avoir une vitrine technologique régionale au rayonnement international. Une espèce de phare qui envoie de la lumière. » Pour Pierre de Saintignon, « le premier pôle européen ».
 
Euratechnologies, cathédrale de lumières et de splendeur retrouvée

L'inauguration, hier soir, du pôle Euratechnologies, entre Lille et Lomme, a attiré plusieurs milliers d'invités et de curieux. Aussi grandiose que surprenante, la cérémonie a su tenir tête aux intempéries. Dans le public, on trouvait des acteurs des nouvelles technologies, mais également des anciens ouvriers d'un site jadis dédié au textile et des habitants du quartier, très attentifs au projet.
Ce devait être une promenade fluviale et écologique. Une espèce de mise en bouche avant les différentes cérémonies marquant l'inauguration du pôle Euratechnologies. Et puis, passager comme de nombreux VIP de la navette fluviale reliant le Champ de Mars au site dédié aux nouvelles technologies, Bruno Bonduelle s'empare du micro. Face à une Martine Aubry partageant une banquette avec Philippe Vasseur, le président du Comité Grand Lille, le président de la chambre de commerce annonce que la CCI va d'ores et déjà rétrocéder à la ville dix hectares du port de Lille. « Maintenant, Euratechnologies va vraiment s'étendre, se réjouit aussitôt Pierre de Saintignon, premier adjoint au maire et porteur du projet. Euratechnologies est devenue irréversible. »

Explosions de lumières

Quelques minutes plus tard, face à des bâtiments devant accueillir plus de 80 entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies et près de 1 500 salariés d'ici septembre, la maire de Lille et une ancienne salariée de cette ex-usine Le Blan-Lafont inaugurent la nouvelle entité en déclenchant une série d'explosions de lumières. Un peu à l'écart, Dominique Mabille contemple, pensif. Ce Lommois vit dans le quartier du Marais, à 800 mètres de cette nouvelle cathédrale économique. « Non, je ne vois pas forcément tout de suite de l'emploi pour les gens des environs, sourit Mabille.

Mais le but est ailleurs. Rendu plus attractif, le quartier attirera d'autres entreprises. »

Habitat et détente

Hélène Campan en a implanté une, d'entreprise. Avenue de Bretagne, la jeune femme a ouvert Le Centre il y a six mois. Celui-ci offre relaxation et spa. Campan croit tellement en Euratechologies que son Centre a adapté ses horaires en conséquence. « On ouvre le midi et souvent tard le soir », sourit cette amoureuse du kimono. Les patrons de start-ups sont du genre stressés, on le sait. Bruno Solat aussi est venu en voisin. Ce jeune propriétaire de 36 ans vit avenue Marx-Dormoy et admet avoir parfois regardé l'île des Bois-Blancs avec inquiétude. « Aujourd'hui, c'est l'inverse, complète Solat. Je ne vis plus dans un quartier en retrait, mais dans une nouvelle Silicon Valley. » Mohamed Uahdani fait, lui, presque figure d'éclaireur. Avec sa famille, et à un jet de pierre d'Euratechnologies, il compte construire un immeuble THPEENR.
Comprenez : très hautes performances énergétiques et pompes à chaleur. « Je suis venu me renseigner sur les programmes de logement, souligne Uahdani. Les projets portent sur des petites maisons de ville, mais certains ne sont pas encore définitifs. » D'ailleurs, il y a presque de la compétition dans l'air. « Côté très haute qualité environnementale (THQE), notre démarche est beaucoup plus poussée », pouffe-t-il. Le public est encore attendu nombreux demain, de 10 h à 18 h, à l'occasion d'une journée portes ouvertes.
 
Un bureau à Dubaï et un autre dans la Silicon Valley
 
Euratechnologies, le site dédié aux nouvelles technologies a été officiellement inauguré hier soir. L'horloge de l'ex-filature Le Blan-Lafont s'est remise à fonctionner pendant le lancement en son et lumière de cette vitrine du savoir-faire numérique et informatique de la région (notre édition d'hier). En parallèle, des bureaux ont été ouverts à Dubaï et aux États-Unis dans la Silicon Valley. Par ailleurs, Bruno Bonduelle a confirmé la rétrocession au parc de 10 hectares du port de Lille qui appartenaient jusqu'à présent à la chambre de commerce de Lille. D'ici à cet été, 65 entreprises s'installeront à Euratechnologies. Une vingtaine d'autres les rejoindront en septembre. Elles représentent 1 500 emplois. L'objectif, à l'horizon 2015, est d'atteindre les 8 000 emplois.

Lille : logements et zone d'activités au Port ?

C'est une annonce de taille qu'a faite Bruno Bonduelle, président de la chambre de commerce et d'industrie, hier soir. Un terrain de dix hectares, au Port de Lille, pourrait être rendu à la Ville pour un projet de logements et bureaux.C'est sur la Deûle, dans la navette fluviale qui amenait les élus à l'inauguration d'Euratechnologies, que Bruno Bonduelle a fait cette importante déclaration économique : «Nous sommes en pourparlers avec Pierre de Saintignon pour rendre les dix hectares entre le pont de Lambersart et le pont de Canteleu à la Ville de Lille.» C'est la chambre de commerce qui est concessionnaire jusqu'en 2038 de ce terrain, propriété de l'État par le biais de Voies navigables de France. «On est en négociations avec la Ville depuis deux ou trois ans, nous a confié le président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Lille Métropole. La discussion pourrait aboutir dans deux ou trois ans.» Rien n'est signé mais ce projet qui serait dessiné par la Ville et la CCI, précise Martine Aubry, mêlerait logements et programme tertiaire. La condition sine qua none pour faire avancer le dossier est de trouver d'autres terrains en bord de canal pour transplanter les entreprises situées actuellement au Port de Lille. «C'est ça le gros problème», note Bruno Bonduelle qui précise toutefois qu'il est «possible de trouver des terrains en bord à canal pour faire de la logistique sur le territoire métropolitain». Et de citer, à titre d'exemple, Halluin ou Haubourdin.Après le projet des Rives de la Haute Deûle, à cheval sur Lomme et Lille, ce nouvel espace foncier permettrait la création de logements au bord de l'eau tandis que les bureaux seraient construits du côté du boulevard de la Moselle. Grosse affaire à suivre...

150 000 m2 dédiés aux TIC

Sur les 150 000 m2 SHON dédiés au développement d‘activités tertiaires liées aux TIC, 22 000 m2 SHON seront occupés par Le Blan-Lafont. Ce bâtiment, cœur du dispositif d’accueil et d’accompagnement des entreprises TIC d’EuraTechnologies, est issu de la réhabilitation exemplaire, tant au niveau architectural qu’environnemental, de deux anciennes usines textiles (Le Blan et Lafont).

Le Blan-Lafont offre un ensemble de services facilitateurs de développement des entreprises TIC avec une réponse immobilière adaptée et une flexibilité des bureaux par pas de 24 m2, pour accueillir des entreprises de toutes tailles liées aux TIC.

La présence de donneurs d’ordre en région tels que la Vente à Distance (VAD), la grande distribution, le secteur Banque/Assurance, garantit aux futurs utilisateurs du site de trouver des clients potentiels locaux.

       
 
3月21日

Kipsta chaussera ses crampons sur la zone de l'Union en 2012

Quatorze terrains de football. C'est la surface sur laquelle Kipsta va s'implanter en 2012, sur la zone de l'Union, en métropole lilloise. Une unité de mesure logique pour la marque de Décathlon dédiée aux sports collectifs.

«  Je veux voir des matchs de beach-volley à trente mètres de haut ». Cette ambition, c'est celle de Franck Démaret, le directeur de Kipsta, la marque de Décathlon dédiée aux sports collectifs (football, basket, handball...). Le groupe a annoncé officiellement hier son installation sur la zone de l'Union, aux confins de Tourcoing, Roubaix et Wattrelos. Et là-haut, dans la tour de l'ancienne brasserie Terken, qui pourrait être éclairée la nuit, Franck Démaret voit bien des terrains, des ballons, et surtout des joueurs.

Le site s'étend sur 8,5 hectares, l'équivalent de quatorze terrains de football. À partir de 2012, il accueillera des zones de pratiques sportives (en intérieur et en extérieur), un magasin consacré aux produits Kipsta, un restaurant, un centre de formation interne, des salles de réunions pour les fédérations, les clubs locaux, les écoles... L'équipe de Kipsta, c'est-à-dire une cinquantaine de personnes actuellement, intégrera elle aussi cet espace. Une vingtaine de postes devraient en outre être créés pour l'occasion. «  Pour Domyos, nous avions annoncé 80 emplois. À l'ouverture, ils étaient 140 », précise Yves Claude, directeur général d'Oxylane.

L'investissement représente 10 millions d'euros. «  Un site international qui ne serait pas un centre de vie n'aurait pas eu de sens  », estime Franck Demaret, le directeur de la marque. «  Nous allons essayer d'observer les pratiquants afin de mettre au point des produits innovants. Notre objectif avec ce site, c'est de favoriser la rencontre entre le client et le produit. Mettre au point un prototype et le faire tester en direct peut nous faire gagner des années dans le lancement d'un produit. »

Équipe et stade

La marque Kipsta est née en 1998. «  Le marché des sports collectifs représente 10 % du marché du sport mondial », explique Franck Démaret. «  Il est très lié aux grands événements. Il y a donc des années paires et des années impaires ! Mais nous essayons de proposer des extensions d'usage pour moins sentir ces fluctuations. Et Kipsta se porte bien. » Emblématique de cette volonté, « the kage », sorte de but portatif lancé il y a un an, équipe maintenant l'équivalent de 100 000 terrains de football.

En Chiffres

40 000
Décathlon, rebaptisé Oxylane, emploie 40 000 personnes et compte plus de 400 magasins. L'enseigne a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 4,4 milliards d'euros. Les résultats 2008 seront présentés en avril.

5
Kipsta représente 5 % du chiffre d'affaires de Décathlon. La marque se situe à la 7e ou 8e place des 13 marques du groupe. Elle est spécialisée dans le football, le rugby, le basket-ball, le handball, le football américain, le base-ball, le volley-ball, le cricket et le hockey sur gazon.

10
L'investissement de Kipsta à Tourcoing représente 10 millions d'euros. Le projet prévoit dans un premier temps des terrains à l'extérieur, une halle sportive de 3 000 m², un magasin de 3 000 m².

3月14日

Ce soir à Lille, parade, chants et bal aérien

Aujourd'hui, nous serons donc lillois. Prévoyants - sans voiture, munis de bonnes chaussures -, prudents - les poussettes et les petits resteront à la maison -, yeux et oreilles grands ouverts pour profiter d'un spectacle qui s'annonce bien différent de la précédente édition de Lille3000 en octobre 2006 : l'essentiel se passera à 10 mètres de hauteur.

> 17 h - 19 h. Les véhicules de la parade se mettent en position autour de la gare Lille-Flandres : dès 17 h 30, une première moitié du périmètre est bouclée. De huit endroits du centre et du Vieux Lille, des chants s'élèvent pour des petits concerts (entre quinze et quarante-cinq minutes) : à l'église Saint-Maurice, au théâtre du Nord, place de la Treille, place aux Oignons, sur l'îlot Comtesse, à la halle aux sucres, à la FNAC, à la Maison folie de Moulins, ils sont plus d'un millier de choristes venus de toute la région.

> À partir de 18 h 30, les chars de la parade se mettent en position devant la gare Lille-Flandres. Un deuxième périmètre est bouclé.

> 19 h 30. Au top départ (plus ou moins quelques minutes de décalage), la gare, deux chars et les anges-démons de la rue Fai-dherbe sont illuminés. À partir de ce moment, la parade commence sa progression. Avec, par ordre d'apparition : les tambours du Transe Express qui ouvrent la marche ; un ange géant (10 m) de la Fura dels Baus sur un char tiré par une dizaine de personnes ; un char d'illuminations ; une roue (7 m de hauteur) de la Fura dels Baus ; un char musiciens avec Nono et ses copains ; un démon (10 m) de la Fura ; un char avec la fanfare internationale du Vetex ; un géant (9 m) de la Fura ; un char avec DJ et danseuse.

Au fil de sa progression, la parade fait halte pour déclencher les éléments suspendus à des grues en quatre points du parcours (bal aérien) : à l'intersection rue Faidherbe et Ponts-de-Comines, place du Théâtre, grand-place, au croisement des rues Nationale et de l'Hôpital-Militaire.

Feu d'artifice

Le « timing » officiel prévoit ensuite, à 20 h, l'arrivée de la parade place du Théâtre ; 20 h 35 place du Général-de-Gaulle, où quelque cent vingt choristes du Choeur régional Nord - Pas-de-Calais seront installés aux fenêtres de La Voix du Nord et du théâtre du Nord, déclenchant des sources de lumière. Une petite heure plus tard (vers 21 h 30), la parade arrive au square Foch où quelque six cent quatre-vingts choristes et soixante-quinze musiciens des harmonies de Lille-Fives et Quesnoy-sur-Deûle donnent un concert d'une demi-heure.

> Vers 22 h, trois fallas de l'époque de Bombaysers sont brûlées au milieu du quai du Wault. Moment symbolique, «  comme un passage de témoin », souligne Didier Fusillier, directeur de Lille3000. Aussitôt après (à partir de 22 h 15 ?), début du feu d'artifice du Groupe F.

Innovation : les feux seront tirés depuis deux grues installées à l'esplanade. Une première en France assure-t-on à Lille3000 où l'on rappelle qu'il est donc inutile de se précipiter sur le Champ de Mars qui sera de toute façon impraticable (les ponts seront fermés pour raison de sécurité).

À ce moment de la soirée, les artistes de tête, comme un certain nombre de spectateurs, pourront déjà souffler au square Foch parsemé de tentes. Musique et soupe pour tout le monde ! Selon toute vraisemblance, une partie de la parade sera encore en train de déambuler pour terminer le parcours. Sur le coup de 22 h 15 - 23 h, ambiance électro avec DJ's place du Théâtre, grand-place et rue Nationale, pour danser jusqu'au bout de la nuit.

À Villeneuve d'Ascq, la Haute Borne fait son show technologique à la ministre

Intelligence artificielle, Internet des objets et technologies sans contact : la secrétaire d'État à l'économie numérique a quasiment tout essayé hier dans les labos du parc technologique villeneuvois, à Lille I. Ces services de science-fiction régiront demain notre manière de consommer.

Votre avatar se balade dans une galerie marchande virtuelle. piloté par des capteurs sur la main, ou par une console tactile. Vous voulez essayer la petite robe du présentoir ? Pas de souci : le personnage est calibré selon vos mensurations. Vous avez repéré un téléphone portable dans un magasin ? Non seulement, vous pouvez le regarder dans tous les sens mais en plus, un vrai vendeur peut s'inviter dans votre réalité virtuelle pour vous conseiller.

Science-fiction ? Non, technologie de demain. « Notre objectif, c'est de trouver un continuum réel/virtuel  », décrypte Didier Lieven, responsable des projets PICOM, pôle de compétitivité des industries du commerce, qui servait de guide à la ministre.

Né en 2006, à l'instar des cinq autres pôles de la région, il réunit 70 entreprises, dont un tiersissues de la grande distribution, des laboratoires de recherche et bénéficie d'un financement public. Objectif du PICOM : faire de la métropole la capitale nationale du commerce du futur. Et là, la région semble avoir plus d'une puce d'avance. Son plus grand projet : Lille métropole ubiquitaire. Le téléphone portable devient une clé pour les commerces et les services. On peut réserver et payer son ciné, présenter son téléphone à l'entrée de la salle, ou optimiser l'itinéraire de son chariot dans un hypermarché à partir de sa liste de courses... « Ces solutions seront dans les mains des clients en 2010 », promet-on au PICOM.

« LMU » intégrera aussi l'Internet des objets. Dans les allées d'un supermaché de laboratoire,à l'INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique), NKM a pu, d'un geste, accéder au descriptif d'un produit. La clé : une puce électronique sous l'objet qui déclenche un écran dès qu'il bouge. Chez le voisin IRCICA (Institut de recherche sur les composants logiciels et matériels pour l'information et la communication avancée (!)), la ministre s'est aussi fait expliquer les rayons intelligents. Ils analysent les regards des clients, et peuvent en déduire des agencements marketing...

NKM a salué les innovations des Nordistes « qui réfléchissent d'abord en fonction des usages », à l'inverse des Asiatiques. « Pour autant, je ne suis pas technobéate  », a affirmé la secrétaire d'État, qui veut évaluer les implications éthiques de ces nouvelles technologies. Et les répercussions sur l'emploi ? Pourra-t-on, par exemple, se passer des hôtesses chez Auchan quand les puces réveleront directement le montant des courses à la caisse ? « Les nouvelles technologies ont une interface douce par rapport aux technologies du passé », répond NKM. Comprendre : il serait plus facile de s'adapter sans se reconvertir entièrement, donc sans risque d'être licencié. Qu'en est-il de la santé publique, quand nous serons traversés constamment par les ondes de notre téléphone portable ? Là encore, discours rassurant : « Les puces RFID, qui concernent la relation entre objets, ont un niveau d'émission très faible  ». Rien à voir avec les ondes émises lors d'une communication téléphonique classique. Mais pour un usage grand public, à grande échelle, tout reste encore à prouver.

2月14日

Le nouveau président du comité Grand Lille a présenté sa feuille de route

Philippe Vasseur, ex-ministre et ancien grand élu régional, a toutes les cartes en main pour amplifier le rayonnement économique du Nord - Pas-de-Calais.

La prise de fonction eut lieu hier matin à la Cité des Échanges de Marcq-en-Baroeul. Après Bruno Bonduelle et Jean-François Dutilleul, l'ancien ministre de l'Agriculture prend les rênes du plus puissant réseau d'influence de la région.

Créé en 1993, le comité Grand Lille rassemble entre 300 et 400 membres décideurs actifs sur le principe initié des patronats locaux que ce qui est bon pour l'image de la région est bon pour les affaires de la région. Hier, Philippe Vasseur a dessiné les traits de sa vision d'une « intelligence collective des territoires sur les trois axes de la notoriété, de la créativité et de la solidarité ». L'accent est porté sur les grands événements tels que Lille 3000 ou le forum mondial de l'économie responsable (World Forum Lille en octobre). Il fut plus marqué encore sur l'intérêt d'une candidature de Lille à l'organisation d'une exposition internationale en 2017 (en présence hier d'une délégation de Saragosse, porteuse de l'événement en 2008).

Le comité a par ailleurs mandaté Jacques Hardoin, directeur général de La Voix du Nord, pour travailler sur une candidature lilloise en faveur d'un congrès mondial des journaux en 2013. « Ce congrès accueillerait près de 2 000 rédacteurs en chef du monde entier. Quelle occasion pour faire parler de la région ! », plaide Philippe Vasseur. Dernier sujet d'envergure, l'organisation d'un événement régional à l'occasion des Olympiades de Londres en 2012. Thème à débattre lors de la prochaine session du 10 avril, sur le site calaisien d'Eurotunnel.