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日志


11月23日

Le droit à la protection de l'intimité sur Internet bientôt dans la Constitution ?

Alex Türk, le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil)., estime que le droit à la protection de son intimité sur internet devrait être inscrit dans la Constitution. Il va revenir à la charge auprès des Pouvoirs publics.

Le droit à la protection de son intimité sur internet devrait être inscrit dans la Constitution, estime Alex Türk, le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Dans un entretien accordé à Reuters, il dit avoir tenté de convaincre - en vain - Simone Veil de faire entrer ce nouveau droit à l'oubli numérique dans la loi fondamentale quand l'ancienne ministre présidait le comité chargé de réfléchir à une éventuelle révision du préambule de la Constitution de 1958.

Pour Alex Türk, professeur de droit de formation, la France devrait rejoindre les treize Etats de l'Union européenne qui reconnaissent le principe de protection des données numériques dans leur Constitution. "Il faut appliquer à internet le même type de raisonnement que pour l'écologie, dont la charte a été adossée à la Constitution", estime-t-il. "Nous devons avoir le droit à protéger notre environnement numérique".

"Je veux pouvoir vivre libre dans la société numérique. Il faut un droit à l'incognito, à la solitude sur internet", plaide Alex Türk, qui insiste sur l'équilibre à trouver avec la liberté d'expression et le droit d'aller et venir sur le net.

Les réseaux sociaux sur internet ont fait exploser le nombre de données personnelles, souvent volontairement publiées par les internautes mais qui peuvent se révéler embarrassantes.

Techniquement, il n'y a aucune limite à la mémoire d'internet et il n'existe pour l'instant pas de texte contraignant, d'où une réflexion naissante sur le droit à l'oubli numérique qui consiste en l'effacement des données.

La secrétaire d'Etat chargée de l'Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé la rédaction d'une charte pour mieux gérer ces traces numériques d'ici à juin prochain.

"Situation infernale"

En parallèle, deux sénateurs ont rédigé une proposition de loi qui propose de rendre obligatoire la publication d'informations sur la durée de conservation des données personnelles et de faciliter le droit à leur suppression.

A l'instar de la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, Alex Türk s'inquiète des problèmes causés par les données personnelles dans les processus de recrutement.

Selon une étude citée par Nathalie Kosciuscko-Morizet lors d'un atelier consacré à l'oubli numérique à Paris début novembre, 35% des recruteurs américains ont reconnu avoir éliminé des candidats pour cause de propos ou de photos sur internet jugés déplacés.

"Les jeunes qui viennent nous voir sont dans une situation infernale: ils ont été profilés et n'ont pas été embauchés", explique le président de la Cnil.

Mais, selon lui, le nombre de plaintes n'explose pas pour autant. "Les gens ne viennent plus, c'est le règne du 'à quoi bon' puisqu'il n'existe aucune contrainte au niveau international", dit-il.

Il n'y aura, à ses yeux, "pas de vraie solution sans les Etats-Unis", dont sont originaires la plupart des géants de l'internet, comme Google, Facebook ou Yahoo.

"Pour les Américains, les données personnelles sont des données commerciales qui ont une valeur marchande. En Europe, nous pensons que ce sont des attributs de la personnalité", rappelle-t-il, pour preuve des difficultés à venir.

Il faut aller d'autant plus vite, insiste le sénateur du Nord, que les technologies futures poseront de nouveaux problèmes.

"Avec les nanotechnologies, nous allons entrer dans l'ère des systèmes d'information qui verront, entendront, communiqueront à distance. Nous n'aurons bientôt plus jamais la certitude absolue d'être seul", prédit Alex Türk.

11月17日

Les ventes en ligne au T309 bondissent de 30% en France

La performance qu'affichent les sites de vente sur Internet au troisième trimestre est liée à la hausse du nombre de cyberacheteurs et de boutiques en ligne, rapporte la Fédération du e-commerce et de la vente a distance (Fevad). Cinq milliards d'euros devraient être dépensés via Internet au cours des deux derniers mois de l'année.

L'engouement des Français pour les achats en ligne ne se tarit pas. Bien au contraire, il s'accroît. La preuve, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) et Médiamétrie rapportent ce mardi qu'au troisième trimestre, les ventes sur internet en France ont bondi de 30% sur un an et dépassent les 25% de croissance enregistrées lors des deux précédents trimestres.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires atteint 15,5 milliards d'euros après une croissance de 27% sur un an et 170 millions de transactions réalisées sur les 60.000 sites référencés par la Fevad. Le e-commerce a notamment bénéficié de la création de nombreuses boutiques en ligne. Le nombre de sites marchands actifs a ainsi progressé de 34% sur un an, souligne l'étude menée entre le 8 et le 16 octobre auprès d'un échantillon de 2.212 personnes âgées de 15 ans et plus. La croissance ainsi affichée repose également sur le bond de 29% du nombre d'acheteurs-presque un millions- depuis un téléphone mobile bénéficiant d'une connexion Internet (du type iPhone).

Novembre et décembre ne devraient pas fléchir puisque la Fevad estime que les Français devraient dépenser plus de cinq milliards d'euros sur internet pendant cette période, soit 25% de plus que lors des fêtes 2008. Les trois-quarts (77%) des cyberacheteurs comptent dépenser autant que l'année dernière, aussi bien en magasin que sur la toile, et 11% davantage, selon cette étude réalisée en partenariat avec Médiamétrie/NetRatings.

Les "prix moins chers" qu'en magasin classique restent l'argument-clé motivant les achats en ligne (66%), mais également le côté pratique (65%), la rapidité (54%), un choix plus important (49%), ainsi que la possibilité d'économiser le coût d'un déplacement en voiture (38%).

Contrairement à la baisse de 3% observée sur le marché global des biens techniques (électroménager, télécoms, électronique grand public, photo, micro informatique), les ventes en ligne de cette famille de produits affichent selon l'institut GfK (pour le compte de la Fevad) une hausse de 12% à 1,6 milliard d'euros. GfK note un rythme de croissance quasiment identique pour les ventes de biens culturels en ligne tirées notamment par les livres. Plus globalement, à fin septembre,  les ventes en ligne de biens techniques et culturels occupent désormais 10% du marché.

Communiqué de presse Fevad / Médiamétrie (PDF): http://www.mediametrie.fr/internet/communiques/telecharger.php?f=6c4b761a28b734fe93831e3fb400ce87

Communiqué de presse Médiamétrie, intentions d’achat pour Noël 2009 (PDF): http://www.mediametrie.fr/internet/communiques/telecharger.php?f=06409663226af2f3114485aa4e0a23b4

11月13日

La Suisse attaque Google pour non respect de la vie privée

La Suisse a assigné Google en justice pour non respect de la vie privée à travers son site "Street View".

Les autorités helvétiques ont assigné devant la justice le géant américain de l'internet Google, estimant que son site "Street View" ne respectait pas la vie privée, a annoncé vendredi la Commission suisse de protection des données.

Le préposé fédéral à la protection des données, Hanspeter Thür, a indiqué dans un communiqué avoir porté l'affaire devant le Tribunal administratif fédéral après le refus de Google de se conformer aux mesures recommandées.

Street View permet à ses utilisateurs de naviguer virtuellement dans certains lieux publics grâce à des images fixes prises par des véhicules équipés de caméras. "Dans sa réponse écrite du 14 octobre, Google a en grande partie refusé de se conformer aux recommandations", indique le communiqué. "Pour ces raisons, le FDPIC (commission) a décidé de prendre d'autres mesures et d'engager une action judiciaire devant le Tribunal administratif".

Depuis l'introduction de ce service cette année en Suisse, la Commission n'a eu de cesse de déplorer la présence de certaines images montrant des visages ou des plaques d'immatriculations facilement identifiables et insuffisamment "floutées".

M. Thür a expliqué vendredi que cela concernait en particulier des personnes visibles dans des "endroits (jugés) sensibles comme les abords des hôpitaux, des prisons ou des écoles".

Il s'est également inquiété de la hauteur des caméras Google utilisées pour filmer, celles-ci permettant de voir au dessus des haies, des clôtures ou des murs. "Cela signifie que la vie privée dans des zones fermées (comme des jardins ou des cours) n'est plus garantie".

La Commission de protection des données avait émis des recommandations en septembre après avoir initialement demandé à Google de retirer le service le temps que les modifications soient effectuées. Google a insisté sur l'efficacité de la technique de "floutage" et s'est dit "totalement convaincu de la légalité" de son site en Suisse.

Le projet de plan national pour la fibre optique

Estimé à près de 30 milliards d'euros, l'investissement était bloqué depuis des mois en raison d'un cadre réglementaire jugé trop flou par les opérateurs.

Un plan national du « très haut débit ». C'est ce que sont en train de finaliser l'Élysée et les ministères concernés. Objectif : lancer dans les plus brefs délais le chantier de la fibre optique en France. Nicolas Sarkozy devrait annoncer ce plan courant décembre. Estimé à près de 30 milliards d'euros, l'investissement est bloqué depuis des mois en raison d'un cadre réglementaire jugé trop flou par les opérateurs.

Dans les grandes villes de France, où l'investissement est le plus rentable, le déploiement sera laissé à l'initiative des seuls opérateurs privés. En revanche, dans les zones moins peuplées, le schéma passera par le lancement d'appels à projets qui pourraient être soutenus par l'État via des outils financiers incitatifs.

Ce plan, qui peut encore être arbitré, semble plus favorable à France Télécom qu'aux opérateurs alternatifs. Ces derniers militaient depuis des mois pour la création d'un opérateur mutualisé. Contrairement à France Télécom, dont le refus s'est renforcé dans le contexte actuel de crise sociale et d'arrivée prochaine d'un nouveau concurrent dans le mobile.

11月11日

Des pirates s'infiltrent dans 300 groupes sur Facebook

Des pirates informatiques ont pris le contrôle de près de 300 groupes communautaires sur le populaire site de socialisation Facebook, dans le but de démontrer à quel point les données personnelles sont vulnérables sur internet.
Le groupe baptisé CYI, Control Your Info (Contrôlez vos informations), a revendiqué mardi avoir réussi à infiltrer 289 groupes communautaires sur Facebook, assurant qu'il était très simple de déjouer les protections du site concernant l'administration de ces groupes de discussions.
"C'est juste un exemple qui montre vraiment les vulnérabilités des sites de socialisation", indique le groupe dans un message publié sur son site internet controlyour.info, assurant que ses motivations étaient honnêtes et à but éducatives.
Les groupes de Facebook, sont des lieux de discussions thématiques que les adeptes du site de socialisation peuvent rejoindre pour discuter avec d'autres gens qui partagent leurs intérêts particuliers.
Selon CYI, ces groupes "ont un défaut majeur", car "si l'administrateur d'un groupe s'en va, n'importe qui peut s'inscrire en tant que nouvel administrateur".
Les membres de CYI affirment qu'après avoir obtenu le statut d'administrateur, il est facile de faire n'importe quelle modification, notamment sur les photos ou les paramètres du groupe.
CYI a envoyé des messages aux groupes infiltrés pour les avertir qu'ils avaient été "détournés", et a promis de leur rendre leur apparence initiale après avoir été entendu sur le sujet.
"Notre objectif principal est d'attirer l'attention sur les questions liées à la vie privée sur internet", indiquent ces cyber militants.
"Certaines personnes ont même perdu leur emploi à cause de contenus sur Facebook. Nous voulions faire quelque chose sur ce sujet", ajoutent-t-ils.

Site internet de Control your info: http://controlyour.info/blog/

10月29日

Google met de la musique dans son moteur

Le géant d'internet Google a dévoilé mercredi au siège de la maison de disques Capitol Records à Los Angeles un service pour trouver, écouter puis éventuellement acheter des morceaux sur la Toile, décrit sur son blog officiel.

Google est parti du constat qu’aux Etats-Unis, deux requêtes sur dix sur le moteur de recherche Internet sont liées à la musique. Le nouvel outil "Google music search" permet en tapant le nom d’un chanteur, d’un groupe, d’un album, le titre ou des paroles de chanson sur Google, d’obtenir parmi les résultats un lien vers la chanson trouvée ou un extrait à écouter sur des sites diffuseurs légaux de musique en ligne comme Lala.com et iLike, récemment racheté par MySpace, avec lequel Google a conclu une alliance. Ou encore des sites partenaires comme Pandora, Imeen, Rhapsody. Le titre peut également être acheté sur certains de ces sites.

Le service est accessible dans un premier temps uniquement depuis les Etats-Unis. Pour ce nouveau service, Google a conclu des accords avec des maisons de disques comme Universal. Il se met ainsi à l’abri des critiques qui l’accusaient d’être une porte d’entrée vers la recherche de fichiers musicaux mis en ligne illégalement. "Ce service rend non seulement la recherche plus performante, mais il aide aussi à la découverte de nouvelles sources de musique légale" se félicite-t-il.

Avec 60 % de part de marché dans la recherche aux Etats-Unis, Google et son "Google music search" pourrait sérieusement écorner la position dominante du service iTunes d’Apple dans la vente de musique en ligne aux Etats-Unis. Le déploiement du service en Europe et dans le reste du monde n’a pas été annoncé. Il devrait prendre du temps puisque Google devrait conclure des accords avec les société de gestion de droits d’auteur dans chaque pays.

10月28日

Piratage internet : le Royaume-Uni va instaurer la coupure d'accès en dernier recours

Le gouvernement britannique a confirmé mercredi qu'il allait autoriser la coupure de l'accès à internet des personnes téléchargeant illégalement films et autres chansons de manière répétée, tout en promettant que cette mesure n'interviendrait qu'"en dernier recours".
"Nous mettrons en place un processus équitable et approfondi, qui inclura l'envoi d'avertissements aux personnes suspectées de partager illégalement des fichiers, et des mesures techniques comme la suspension de l'abonnement, qui ne sera utilisée qu'en dernier recours", a déclaré le ministre du Commerce Peter Mandelson, lors d'une conférence sur le numérique.
"Seuls ceux qui persistent à enfreindre les règles seront affectés, et il y aura un processus d'appel simple, clair et indépendant pour s'assurer que la bonne personne est punie", a-t-il précisé.
Ces mesures, similaires à celles instaurées en France par les lois dites Hadopi, devraient figurer dans un projet de loi sur l'économie numérique, qui sera présenté fin novembre.
Lord Mandelson a également assuré que les fournisseurs d'accès à internet (FAI), qui rechignent à mettre en place de telles dispositions répressives, ne supporteraient pas totalement leur coût.
En effet, les ayants-droit devront leur verser une contribution forfaitaire, pour chaque envoi d'avertissement à un internaute.
M. Mandelson s'est par ailleurs prononcé en faveur d'une modernisation des lois sur le copyright au Royaume-Uni, afin, par exemple, qu'un acheteur de CD puisse copier en toute légalité un morceau sur son iPod, ou le partager avec sa famille, "ce qui n'est pas légal actuellement".
Le gouvernement britannique avait déjà indiqué fin août qu'il envisageait d'autoriser la coupure d'accès pour combattre le téléchargement illégal, comme le préconisait un rapport officiel.
10月15日

Un nouveau droit fondamental en Finlande: le haut débit!

La Finlande inscrit le droit à l'accès Internet en haut-débit dans sa législation. Un accès garanti pour tous à 1 Mbit/s à partir de l'année prochaine et à 100 Mbit/s en 2015.

Le gouvernement finlandais a l'intention de faire de l'accès à Internet à haut débit un droit opposable par tous les citoyens. Le ministre des Transports et des Communications a annoncé mardi 13 octobre que tous les Finlandais devront avoir le droit d'accéder gratuitement à une connexion avec un minimum de 1 Mbps (méga-bits) par seconde à partir de juillet prochain. Le ministère garantit en outre que les citoyens auront droit à un débit de 100 Mbps d'ici fin 2015.

La Finlande est ainsi le premier pays du monde à établir le haut-débit en un droit fondamental. L'Estonie avait quant à elle inscrit dans sa constitution dès 2004 le droit de tous les citoyens à disposer gratuitement d'Internet.

Précurseur

Ces pays scandinaves font figure de précurseurs.

Malgré les imprécisions sur les modalités pratiques du projet, le gouvernement finlandais a indiqué qu'en cas d'impossibilité technique, l'abonné pourra obtenir sa connectivité par les réseaux haut-débit mobiles. Il s'agit de passer par satellite dans les zones blanches, comme pour l'accès à la TNT en France, mais appliqué à Internet. Ce sera quoiqu'il en soit un défi de taille, pour ce petit pays qui compte plus de 100.000 lacs, et 5,3 millions d'habitants.

200 millions d'euros

Près de 2,244 millions de Finlandais sont déjà abonnés à une connexion à Internet haut débit, selon les chiffres de juin 2009 de l'autorité finlandaise de régulation des télécommunications (FICORA). Et déployer la fibre optique dans les zones non couvertes actuellement par les opérateurs devrait coûter environ 200 millions d'euros.

Un rapport annuel publié par les universités d'Oxford et d'Oviedo place la Finlande en quinzième position en termes de qualité de débit: ne pas obtenir une ligne haut-débit est un fait rarissime…

Encore des efforts!

La France, si elle est plutôt une bonne élève en termes de haut-dénit (14ème position), a perdu 4 places dans ce classement par rapport à 2008. Selon une étude de l'ARF (Association des Régions de France) et de l'Avicca (Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l'Audiovisuel), "à défaut d'intervention publique massive, vers 2015, seulement 1/3 des foyers français seront équipés en FTTX [fibre optique, qui facilite le très haut-débit] (…) En dehors de l'Ile-de-France où la proportion de foyers FTTX devrait approcher les 3/4, cette proportion descendra à 1/4". Pour que 90% de la population française soit fibrée, un milliard d'euros d'aide publique pendant 10 ans est nécessaire, ajoute l'Avicca.

10月8日

L'Elysée accusé de... piratage d'oeuvre audiovisuelle !

Alors que le gouvernement s'est battu pour faire voter la loi "Hadopi", censée lutter contre le piratage d'oeuvre audiovisuelle sur Internet, Le Canard Enchaîné rapporte ce matin que l'Elysée aurait reproduit, sans autorisation des ayants droit, un documentaire réalisé par une agence de presse privée.

L'oeuvre concernée est un programme de France 5 issue de la collection "A visage découvert". Plus précisément, il s'agit d'un documentaire de 52 minutes sur Nicolas Sarkozy diffusé en juillet dernier et produit par Galaxie Presse.

Le service de presse de l'Elysée aurait reproduit par ses propres moyens l'émission à 400 exemplaires, sans aucune autorisation, et l'aurait distribuée sur DVD lors de la conférence des ambassadeurs. Aucune mention du producteur n'aurait été apportée sur la jaquette du DVD. Le Canard Enchaîné indique même que seule la mention "Service audiovisuel de la Présidence de la République - Unité photos - Tous droits réservés (photo et vidéo)" est présente.

L'Elysée a confirmé l'information mais a précisé avoir reçu l'autorisation de dupliquer le documentaire. Galaxie Presse, pour sa part, a indiqué à l'hebdomadaire ne pas avoir connaissance de ces copies, « d'autant que l'Elysée nous avait demandé 50 de nos DVD qu'on leur avait envoyé gratis ».
10月6日

Etats-Unis : des pirates informatiques accèdent à des milliers de comptes Hotmail

Microsoft a annoncé avoir bloqué lundi l'accès à des milliers de comptes de son système de messagerie électronique Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques qui les ont livrés en pâture sur internet.
"Nous sommes informés du fait que certains mots de passe de clients de Windows Live Hotmail ont été obtenus illégalement par une technique de +phishing+ et ont été exposés sur un site internet", a indiqué Microsoft à l'AFP.
La technique de "phishing" est largement utilisée par les pirates du net et consiste à tromper ses utilisateurs pour leur extorquer des informations ou à télécharger des logiciels malveillants sur leurs ordinateurs.
Parmi les tactiques utilisées figurent l'envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées ou de liens vers des répliques convaincantes de pages d'accès à des sites légaux.
"Nous avons pris des mesures pour bloquer l'accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes", a ajouté Microsoft, qui a indiqué avoir pris connaissance du problème pendant le week-end après que des informations sur les comptes Hotmail de "plusieurs milliers" d'utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.
Cette opération de piratage "n'a pas permis de pénétrer dans les données internes de Microsoft", a indiqué la firme, qui rappelle que le "phishing" est "un problème à l'échelle du secteur" d'internet dans son ensemble.
Microsoft conseille aux internautes de "faire très attention avant d'ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d'installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement", ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.
 
Des comptes Gmail, Yahoo! et AOL également piratés
 
L'attaque par "hameçonnage" qui a affecté les comptes Hotmail prend de l'ampleur et concernerait désormais près de 30.000 comptes. 

C'est une mauvaise série pour les éditeurs de webmail. Après Hotmail, Google vient de révéler que 30.000 comptes Gmail ont été victimes d'une attaque de "phishing". Ce vol de données ne découle pas d'une faille de sécurité des infrastructures informatiques, mais d'une vaste attaque ciblant différents webmails, selon le géant de l'internet.

Le "phishing", ou "hamecçonnage", est une technique largement utilisée par les pirates pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétuer une usurpation d'identité, de mettre en ligne de faux sites internet, ou abuser les internautes afin que ceux-ci communiquent des données personnelles (mot de passe, numéro de carte de crédit, date de naissance...). Parmi les tactiques utilisées figurent l'envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées ou de liens vers des répliques convaincantes de pages d'accès à des sites légaux.

La BBC, qui est à l'origine de l'information confirmée depuis par Google, a ainsi eu accès à deux listes contenant près de 30.000 noms d'utilisateurs et mots de passe pour la messagerie Gmail. Dès qu'elle a appris l'attaque, Google a décidé de réiniatilser d'office les mots de passe des comptes touchés, pour prévenir toute usurpation d'identité. Une même procédure sera également mise en oeuvre au fur et à mesure de la découverte de nouveaux comptes compromis.

L'entreprise affirme surveiller attentivement chacun des comptes graduellement mis à découvert par les pirates pour que son utilisateur puisse changer de mot de passe le plus rapidement possible.

Plus tôt, Microsoft avait confirmé que les identifiants et les mots de passe de 10.000 comptes Hotmail européens avaient été mis en ligne sur internet. "Nous avons pris des mesures pour bloquer l'accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes", a rapidement indiqué Microsoft. Le groupe a précisé avoir pris connaissance du problème pendant le week-end, après que des informations sur les comptes Hotmail de "plusieurs milliers" d'utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.
 
Yahoo!, AOL auraient également été touchés
 
Google et Microsoft ne seraient pas les seuls éditeurs visés par ce piratage. Toujours selon la BBC, un second fichier contenant des identifiants et des mots de passe de différentes messageries (Yahoo!, AOL et d'autres fournisseurs de service de messagerie électronique) circulerait également. Si certains de ces comptes sont anciens, inutilisés ou faux, BBC News a pu vérifier l'authenticité de nombre d'entre eux. Il n'a toutefois pas été établi si c'est la même attaque de phishing qui a été utilisée pour récupérer les données personnelles.

Microsoft conseille aux internautes de "faire très attention avant d'ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d'installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement", ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.

9月29日

La France compte 230.000 abonnés au très haut débit

Le nombre des foyers abonnés fin juin à un réseau très haut débit en France, via la fibre optique, a augmenté de 35% en six mois, selon les chiffres de l'Autorité de régulation des télécoms.  

Quelque 230.000 foyers étaient abonnés fin juin à un réseau très haut débit en France, via la fibre optique, ce qui représente une hausse de 35% en six mois, selon les chiffres de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) publiés lundi. Pour plus de 50.000 d'entre eux, la fibre arrive directement à leur domicile, tandis que pour les 180.000 autres, abonnés au câblo-opérateur Numericable, elle s'arrête en pied d'immeuble, avec une terminaison en câble coaxial. La semaine passée, lors d'une conférence de presse, Numericable a précisé qu'il comptait en septembre quelque 195.000 abonnés.

Le nombre d'immeubles équipés d'une fibre jusqu'au domicile et raccordés au réseau d'au moins un opérateur s'élevait fin juin à plus de 33.000 (+60% depuis janvier) et celui des foyers éligibles au très haut débit à environ 650.000 (+50%).

Selon l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe), la France se classait en juin en tête en Europe pour le nombre de foyers raccordables au très haut débit et troisième en terme d'abonnés. Dans leur majorité, ces réseaux se trouvent en région parisienne et dans les grandes agglomérations, même si Numericable est également présent dans des villes de taille plus modeste.

Le déploiement de la fibre a été en panne durant plusieurs mois en France, les opérateurs s'opposant sur la manière de déployer le réseau. Pour les grandes villes, l'Arcep s'est prononcée fin juin en faveur de la possibilité d'installer plusieurs fibres par logement - une par opérateur le souhaitant - un modèle défendu par Free mais vivement critiqué par Orange (France Télécom). L'Autorité de la concurrence s'y est aussi dit favorable le 22 septembre.

Le débat se concentre désormais sur les zones moyennement denses. Les opérateurs, réunis à ce sujet mi-septembre à l'Elysée, doivent exposer par écrit leur position dans les prochains jours.

Selon plusieurs sources proches du dossier, SFR et Free soutiennent l'idée d'"un opérateur mutualisé", dans lequel la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et les opérateurs investiraient, et qui construirait un seul et unique réseau. Un modèle défendu par le président de la CDC, Augustin de Romanet, mais auquel Orange s'oppose.

9月22日

Fibre optique: Free remporte une nouvelle manche

L'Autorité de la concurrence est "favorable" à la pose de plusieurs fibres optiques par logement dans le cadre du développement du trés haut débit. Un solution proposée par la filiale d'Iliad.

Orange a perdu dans la lutte qui l'oppose à Free sur la fibre optique. Dans le cadre du déploiement de l'internet à très haut débit dans les grandes villes, l'Autorité de la concurrence s'est dite favorable" mardi à la possibilité d'installer plusieurs fibres optiques par logement. Contactés par E24, Orange et Free n'étaient pas disponible immédiatement pour un commentaire.

Orange (France Télécom) s'était dit opposé à cette solution, en évoquant un surcoût de près de 40%, alors que l'Arcep l'estime à 5%. Après la décision de l'Arcep, il s'était dit "contraint de geler les investissements" en fibre optique. Free (Iliad) est au contraire un fervent partisan de la solution multi-fibres.

La haute autorité avait été saisie pour avis par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep), qui avait proposé fin juin "la pose optionnelle de fibres supplémentaires dans les zones très denses", option proposée par Free.

Goulot d'étranglement

Dans son avis rendu mardi, elle estime que "le recours à l’architecture multi-fibres constitue une opportunité unique de ne pas reconstituer de goulot d’étranglement sur la partie terminale des réseaux, notamment au niveau des immeubles". "Cette architecture offre les meilleures garanties en termes d’indépendance des acteurs, de neutralité technologique et de fluidité du marché au bénéfice du consommateur", explique-t-elle.

Dans les zones très denses, l’opérateur d’immeuble pourra être conduit, "si les autres opérateurs présents le souhaitent, à installer dès le départ une fibre dédiée par logement pour chacun d’entre eux", rappelle l'Autorité.

Les opérateurs le demandant devront assumer le coût des travaux et financer une partie des équipements communs.

"De façon générale, l’Arcep recommande que, dès lors qu’une fibre supplémentaire aura été demandée par un opérateur, l’opérateur d’immeuble installe systématiquement quatre fibres par logement", ajoute-t-elle.

Faible surcoût

Selon l'Autorité, "une telle solution présente un grand nombre d’avantages" pour "un surcoût relativement faible par rapport à une architecture mono-fibre". "Elle permet à chaque opérateur alternatif de contrôler sa propre connexion avec l’utilisateur final et de demeurer indépendant". En outre, elle est "plus favorable aux consommateurs, qui pourront changer d’opérateur rapidement et sans interruption de service", note-t-elle.

9月17日

Nouvelles technologies : la France améliore son classement au niveau mondial

La France se classe au dix-septième rang mondial en termes de compétitivité dans le domaine des nouvelles technologies et a ainsi gagné trois places par rapport à 2008, selon une étude réalisée dans 66 pays et publiée jeudi par l'association des fabricants de logiciels BSA.
L'enquête, conduite pour la 3e année consécutive par la branche information économique de The Economist Group, éditeur de l'hebdomadaire britannique, a évalué les pays selon six critères, parmi lesquels le taux d'équipement, le soutien des pouvoirs publics ou encore l'offre de travailleurs qualifiés.
"La France obtient une moyenne générale de 59,2 sur 100 (contre 78 pour le numéro un, les Etats-Unis), donc il y a toujours matière à amélioration", a expliqué à l'AFP la porte-parole de Business Software Alliance (BSA) en France, Natacha Jollet-David.
Les cinq pays les mieux classés en Europe sont la Finlande (2e rang mondial), la Suède (3e), les Pays-Bas (5e), le Royaume-Uni (6e) et le Danemark (8e).
La France "se défend plutôt bien" dans "le secteur juridique, car il y a une forte protection de la propriété intellectuelle", ainsi que sur la qualité de son environnement, jugé "plutôt favorable pour le climat des affaires", "la disponibilité de l'infrastructure informatique" et "le soutien des pouvoirs publics" au secteur, selon Mme Jollet-David.
En revanche, elle a été moins performante cette année dans la recherche et développement (dépenses dans ce domaine et nombre de brevets) ainsi que dans le "capital humain", c'est-à-dire la formation des étudiants et le nombre d'emplois dans les nouvelles technologies.
Globalement, "le secteur informatique a quand même bien résisté à la crise", a souligné Mme Jollet-David, tandis que "l'étude met bien en avant que toute attitude protectionniste ou tout soutien aux champions nationaux est plutôt à éviter si on veut investir sur une croissance à long terme".
9月15日

Google dévoile un nouvel outil pour lire la presse en ligne

Le géant de la recherche sur internet Google a dévoilé lundi une nouvelle application baptisée "Fast Flip", qui permet d'avoir un aperçu rapide d'articles de la BBC, du New York Times ou du Washington Post, entre autres publications.
Selon Google, utiliser "Fast Flip" revient à feuilleter -- "to flip", signifie feuilleter en anglais -- les pages d'un magazine "vraiment vite", sans que le temps de chargement n'altère la lecture.
"Fast Flip", accessible sur le site fastflip.googlelabs.com, permet aux internautes de passer en revue les articles mis en ligne sur les sites de près de 40 partenaires de Google. Outre le New York Times, le Washington Post ou la BBC, Google s'est allié à Cosmopolitan, Elle, Marie Claire ou encore Newsweek.
L'application permet aux lecteurs de lire la première page d'un article. L'utilisateur qui souhaite en lire davantage est redirigé sur le site internet du média qui a publié l'article.
Google, qui entretient des relations tendues avec les médias américains, a indiqué qu'il partagerait les revenus générés par la publicité présente sur "Fast Flip" avec ses partenaires.
Fast Flip "va permettre à la presse de gagner de nouveaux lecteurs", a estimé Krishna Bharat, ingénieur chez Google.
9月10日

750 millions d'euros de la Caisse des dépôts pour la fibre optique

Le Premier ministre vient d'annoncer que la Caisse des dépôts était chargée de mobiliser 750 millions d'euros de fonds propres pour accélérer le déploiement de la fibre optique dans les zones peu peuplées. Plus tôt, Alain Juppé, coprésident de la commission de réflexion sur le grand emprunt, déclarait que le numérique avait "toutes ses chances" de figurer parmi les investissements choisis.
 
L'objectif d'accès à Internet annoncé en mai dernier par l'Etat, dans le cadre du volet numérique de son plan de relance, reste inchangé. Le Premier ministre François Fillon l'a répété: la couverture doit être de 100% avant la fin du quinquennat, par voie fixe ou mobile. Pour étendre les réseaux fixes, grâce au déploiement de la fibre optique (technologie permettant l'accès à l'Internet au très haut débit) , des investissements "de plusieurs de dizaines de milliards d'euros" seront nécessaires, a expliqué François Fillon, qui a confirmé que "le gouvernement doit accompagner cette évolution".

Résultat, un coup de pouce de pas moins de 750 millions d'euros sur trois ans va être apporté au déploiement de la fibre optique dans les zones peu peuplées. Plus précisément, le Premier ministre a expliqué ce jeudi que la Caisse des dépôts est chargée de mobiliser cette somme sur trois ans. S'exprimant en clôture d'un séminaire interministériel sur le numérique organisé à la Maison de la Chimie à Paris dans le cadre du futur emprunt, il a déclaré: "il me semble particulièrement pertinent que la commission de réflexion sur les priorités stratégiques d'investissement et l'emprunt national coprésidée par Alain Juppé et Michel Rocard regarde de très près les modalités de mobilisation des ressources de cet emprunt pour accélérer le déploiement du très haut débit sur notre territoire", précisant ne pas vouloir  "s'immiscer" dans ses travaux.

Une réponse au souhait exprimé plus tôt dans la journée par Michel Mercier, ministre de l'Aménagement du territoire, présent lors de ce séminaire. Ce dernier plaidait en faveur du développement du très haut débit sur l'ensemble du territoire, pour "éviter une France à deux vitesses". Un souhait largement partagé par les membres du gouvernement, élus locaux, chefs d'entreprises et économistes, présents à ce séminaire et plaidant pour un investissement public dans le secteur du numérique. "20 milliards d'investissements dans les TIC (technologies de l'information et de la communication) générent la création de 800.000 emplois" et "la hausse de dix points du taux de couverture haut débit d'un pays augmente la croissance de 1,3 point", a affirmé Paul Hermelin, directeur général de la SSII Capgemini.

D'ailleurs, Alain Juppé, coprésident de la commission de réflexion sur le grand emprunt, a déclaré lors du même séminaire que "le numérique a toutes ses chances" de figurer parmi les investissements choisis, tandis que le coprésident Michel Rocard s'est montré plus réservé. Sans fournir le montant de l'emprunt dont le secteur du numérique pourrait bénéficier, Alain Juppé a toutefois indiqué que si l'on prélevait 40 milliards d'euros pour financer la couverture du pays en fibre optique, "il ne resterait plus grand chose". Cette commission doit rendre ses conclusions en novembre.

"L'investissement public ne peut se concevoir que comme complémentaire de l'initiative privée", a encore précisé François Fillon.

9月9日

Propriété et police intellectuelles font bon ménage en Chine

Le ministère de la Culture chinois se soucie de réguler un petit peu le marché de la musique en ligne en Chine. Avec certes l’objectif de réduire les violations de copyright sur Internet, ce dont se félicitent les industriels du disque, mais aussi et surtout, celui de filtrer les oeuvres musicales importés de l’étranger qui ne seraient pas politiquement correctes, ce dont ne s’émeuvent absolument pas les mêmes industriels.
 
Dans un communiqué publié sur son site Web jeudi dernier, dont se fait l’écho le Wall Street Journal, le ministre de la Culture chinois fournit une ébauche de la grosse machinerie bureaucratique qui va se mettre en place pour censurer, au sens propre, la musique importée en Chine, et faire respecter, accessoirement, les droits de propriété intellectuelle.

Afin d’obtenir l’autorisation d’exercer, les distributeurs de musique en ligne chinois - au premier rang desquels Google, qui vient de lancer un service de téléchargement financé par la publicité -, devront soumettre à un bureau de vérification, avant la fin de l’année, toutes les paroles des oeuvres importées traduites en chinois ; y compris, ou peut-être surtout, celles en provenance de Taiwan et de Hong Kong, qui sont de loin les plus prisées du public chinois.

Les moteurs de recherche concernés

Les mêmes distributeurs de musique devront également produire les documents attestant qu’ils détiennent toutes les autorisations nécessaires de la part des ayant droit. Une mesure qui réjouit au plus au point, on s’en doute, les représentants de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI), d’autant qu’elle s’appliquera également aux moteurs de recherche comme Baidu ou Yahoo China, qui n’hébergent et ne distribuent aucun fichier et se contentent de fournir des liens vers eux dans leurs pages de résultats.

"Enfin, une agence gouvernementale indique clairement que les moteurs de recherche doivent eux aussi fournir des liens vers des fichiers de musique légaux", se félicite Gary Chen, le PDG d’Orca Digital, propriétaire du site de téléchargement Top100.cn partenaire de Google. "Ces nouvelles règles vont s’appliquer à tous les services qui fournissent un accès à la musique, et pas seulement à quelques plateformes légales", se réjouit de son côté un responsable de la RIAA aux Etats-Unis interrogé par le WSJ.

Personne ne s’émeut en revanche, parmi tout ce beau monde, de ce que l’essentiel des dispositions prises par le ministère de la Culture chinois, à qui ne revient pas spécialement de faire respecter le droit d’auteur en Chine, porte sur la censure de la musique importée. Une mission extrêmement lourde, puisqu’il s’agit de contrôler les paroles de plusieurs centaines de milliers de chansons ; qui risque de prendre des mois ; et pour laquelle le ministre de la Culture dit avoir déjà recruté et formé un nombre suffisant de personnels.

Que vaut la liberté d’expression, pourvu que l’on puisse faire du bon business as usual ? Pas grand chose apparemment, en tout cas dans l’esprit des industriels de la musique, fussent-ils occidentaux. Comme quoi propriété et police intellectuelles font bon ménage. Seulement en Chine ?

9月7日

Numérisation des livres : Google cède du terrain aux Européens

Objectif du moteur de recherche américain : obtenir le soutien des auteurs et éditeurs européens jusqu'ici opposés à son projet de rendre accessibles, sous forme numérique, des millions de livres qui ne sont plus disponibles en librairie.     
S'agit-il de tactique ou de séduction ? Quoiqu'il en soit, le moteur de recherche Google a indiqué lundi avoir fait des concessions aux auteurs et éditeurs européens dans le but de vaincre leur opposition à son projet de rendre accessibles sur internet des millions de livres qui ne sont plus disponibles en librairie.
Dans une lettre adressée ce week-end à plusieurs associations nationales d'éditeurs en Europe, Google affirme que les livres publiés et toujours commercialisés en Europe ne pourront être vendus aux Etats-Unis sous leur forme électronique qu'avec l'autorisation expresse des ayant droit.
Un point sur lequel les éditeurs européens avaient exprimé ces dernières semaines leurs craintes que le moteur de recherche ne profite d'un accord signé l'an passé avec les auteurs et éditeurs américains pour mettre en vente, sans leur autorisation, des livres européens, aux prétexte qu'ils ne sont plus disponibles à la vente aux Etats-Unis.
D'où les concessions annoncées aujourd'hui. "Les livres qui sont disponibles dans le commerce en Europe seront considérés comme commercialement disponibles (aux Etats-Unis).De tels livres ne pourront être proposés aux utilisateurs américains (de Google) qu'avec l'autorisation expresse des détenteurs de droits", indique dans un communiqué Google.
A l'invitation de la Commission européenne, les représentants du géant américain sont à Bruxelles lundi pour défendre cet accord, qui n'a pas d'équivalent à ce jour en Europe. Toujours en attente de validation par la justice américaine, il vise à donner une seconde vie à des millions de livres toujours sous "copyright" mais "hors commerce", ce qui, selon Google est le cas pour environ 70% de livres publiés dans le monde.
Autre concession aux Européens :  Google promet que deux d'entre-eux (un représentant des éditeurs et un autre des auteurs) feront partie du comité de direction de l'organisme qui gérera la distribution des droits d'auteurs aux Etats-Unis.
9月4日

YouTube pourrait proposer la location de films

Concurrent du français Dailymotion, YouTube aurait engagé des négociations avec des studios dans le but de proposer à la location les films de leur catalogue, rapporte le Wall Street Journal. YouTube aurait engagé des pourparlers avec Lionsgate Entertainment, Sony et Warner Brothers pour obtenir l'autorisation de diffuser en streaming des longs métrages récents, la plateforme proposant d'ores et l'accès gratuits à des classiques.

Si un accord était conclu, la plateforme vidéo détenue par Google entrerait en compétition avec des acteurs comme Apple, Amazon et Netflix. Rien n'est encore signé. Aujourd'hui, YouTube génère une audience considérable en proposant l'accès à un large portefeuille de vidéos chargées (upload) par des amateurs et par des producteurs professionnels. Le site réalise la majorité des ses revenus par le biais de la publicité et de partenariats avec des entreprises.

Interrogé mercredi par le quotidien financier, un porte-parole de YouTube a déclaré : « bien que nous ne commentions pas les rumeurs et spéculations, nous espérons développer à la fois nos relations avec les grands studios de cinéma ainsi que la sélection et le type de vidéos que nous offrons à notre communauté. »

De Arpanet à Internet : 40 ans déjà

Le vendredi 13 mars dernier, l'organisation européenne pour la physique nucléaire, plus connue sous le nom de CERN, fêtait les 20 ans du web. C'est en effet en mars 1989 que Tim Berners-Lee proposa le premier schéma de ce qui s'appellera plus tard le World Wide Web. Cependant, quelque vingt ans auparavant le 2 septembre 1969, dans un laboratoire de l'université de Californie à Los Angeles, deux ordinateurs séparés par un câble de 4m 50 échangèrent des paquets de données.

Bientôt d'autres universités viendront se joindre au projet baptisé Arpanet, et le premier noeud fut créé avec l'institut de recherche de Standford, suivi par l'université de l'Utah et l'université de Santa Barbara. Développé en pleine guerre froide Arpanet devait être un réseau de communication capable de résister à une attaque nucléaire. En 1971, 23 noeuds furent créés et 111 noeuds en 1977. Le protocole de communication NCP (poste-à-poste) fut mis au point en décembre 1970 par Steve Crocker et adopté sur le réseau Arpanet deux ans plus tard. En 1972 Robert E. Kahn, ayant travaillé sur l'architecture d'Arpanet, en fit la première démonstration publique. Par la suite, il remplaça le protocole de communication NCP par ce qui deviendra le TCP/IP permettant de vérifier le transfert des fichiers d'une machine à l'autre.

D'autres initiatives similaires furent établies autour du monde : l'infrastructure militaire américaine RAND, le système de transaction financières anglais NPL et le réseau scientifique français CYCLADES. Le transfert de paquets fut optimisé en Angleterre pour les transactions financières opérées sur NPL. Enfin le modèle d'interconnexion entre plusieurs machines fut mis en place sur CYCLADES afin de décentraliser l'information. Toutes ces technologies fusionnèrent le 28 février 1990.

L'actuel directeur du consortium W3C, Tim Berners-Lee, inventa de son côté le lien hypertexte et le langage HTML, un système permettant de structurer les projets des différents chercheurs du CERN. Le premier navigateur fut mis au point en 1990, il s'appelait alors WorldWideWeb et fut basé sur l'architecture des ordinateurs NeXT, une firme créée par un certain Steve Jobs en 1985 après son premier départ d'Apple.

2014 : 140 millions d'abonnés à la fibre optique

Selon un récent rapport publié par l'Idate, le déploiement de la fibre optique enregistre toujours une forte progression et pourrait recueillir 140 millions d'abonnés à travers le monde d'ici 5 ans.

Le marché principal de la fibre optique repose sur les technologies FTTH (Fiber To The Home) et FTTB (Fiber To The Building) qui regroupent 61% des abonnés connectés à la fibre. Il s'agirait d'ailleurs des architectures les plus économiques et les plus souples pour les opérateurs souhaitant augmenter leur bande passante dans les régions fortement peuplées. Fin 2008, nous comptions 29 millions d'abonnés au FTTB et FTTH avec 8 millions de nouveaux arrivants, soit une croissance globale de 39% sur douze mois.

Avec 5 millions de nouveaux inscrits en un an, la zone Asie-Pacifique - et plus particulièrement le Japon et la Corée du Sud - domine le marché de la fibre FTTH/B. Entre décembre 2007 et décembre 2008, le nombre d'utilisateurs serait passé de 17,9 millions à 22,7 millions. De l'autre côté du globe terrestre, les Etats-Unis totalisent 16% des abonnés à l'échelle mondiale. La fibre FTTH et FTTB affiche d'ailleurs le plus fort taux de croissance avec une progression de 90% en 2008 et 1,9 million de nouveaux utilisateurs. L'accélération se fait également sentir sur le vieux continent avec véritablement six pays dynamiques: la Suède, l'Italie, la Norvège, la France, le Danemark et les Pays-Bas. A la fin de l'année dernière l'Europe représentait 5% du marché mondial de la FTTH/B et comptait 1,5 million d'abonnés.